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24 heures dans la vie d'une archiviste freelance

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    Camille a désormais un bureau à elle dans son appartement, mais il lui arrive encore de travailler de temps en temps dans des cafés entre deux rendez-vous. (Archimag/CJO)
  • Rares sont les archivistes à avoir tenté l'aventure de l'auto-entrepreunariat. Camille Causse s'est lancée dans l'aventure il y a un an et demi. Comment s'organise son quotidien ? Si aucune de ses journées ne se ressemble, la jeune freelance a accepté de partager avec nous l'une d'entre elles, représentative du degré de maturité de son projet. 

    > Lisez aussi : Camille Causse, 28 ans, freelance et blogueuse au pays des archives

    huit-heures

    Camille Causse se lève avec les réseaux sociaux qu'elle consulte d'abord depuis son lit puis en prenant son petit-déjeuner. Ce qui l'intéresse ? L'actualité en général, mais aussi celle de son métier, qu'elle trouve essentiellement sur Twitter et Linkedin. "Il est difficile de revenir à la "slow information" quand on a pris l'habitude de s'informer sur Twitter", reconnaît-elle. 

    Autre étape incontournable : organiser sa journée. "J'ai toujours une feuille de papier à côté de moi pour lister et hiérarchiser toutes les choses que j'ai à faire, explique-t-elle ; cela me permet d'y voir plus clair et d'aborder ma journée sereinement".

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    ​A moins d'être en déplacement en région ou à l'étranger, Camille se met au travail vers neuf heures. Direction son bureau, c'est-à-dire une pièce de son nouvel appartement du Pré-Saint-Gervais, près de Paris, qui lui est réservée. Qu'il semble loin le temps où elle travaillait dans son salon ! "C'était très problématique, se souvient-elle et je m'organisais donc pour être au maximum à l'extérieur, dans les cafés". Mais le budget des consommations et la vétusté de son ordinateur portable ont progressivement eu raison de cette organisation. En déménageant, la jeune femme a finalement investi dans un ordinateur fixe avec écran géant qui lui permet de travailler sur plusieurs documents en même temps. 

    Aujourd'hui, la jeune freelance de 29 ans entame sa journée avec le projet de la commune de Bécon-les-Granits, qui a fait appel à elle pour créer des panneaux informatifs et historiques avec deux classes de primaire. Au terme de quatre ateliers destinés à faire découvrir les archives de la ville aux élèves, Camille devra les aider à créer et rédiger les différents panneaux. "J'ai élaboré les ateliers avec un ami instituteur, explique-t-elle ; je dois maintenant préparer le troisième, mais je suis déjà épatée de voir à quel point les enfants ont été réceptifs : les jeux de piste, les devinettes et les fac-similés que je leur ai soumis ont réussi à les intéresser aux archives".

    camille-causse

    onze-heures

    Il est maintenant temps pour la jeune femme de se pencher sur son blog, CamiCaos (Créations archivistiques originales), hébergé par Libération, depuis lequel elle valorise des projets d'archives remarquables auprès du grand public depuis deux ans. Si son activité ne lui permet plus aujourd'hui de tenir son rythme de départ (un billet par semaine), Camille trouve encore le temps de l'alimenter quand elle peut. "Je travaille dessus quand j'ai un peu de temps, le soir, le week-end ou dans le train".

    La jeune blogueuse publie ses billets le lundi matin, vers 11h40, afin que les gens puissent les lire pendant leur pause déjeuner. La plateforme de publication de Libé ne lui permettant pas de programmer la publication à l'avance, elle est donc sur le pont aux alentours de 11h00 pour préparer la mise en ligne, puis pour partager son article sur les réseaux sociaux. 

    douze-heures-midi

    La fin de matinée est le moment où Camille s'occupe de ce qu'elle appelle "ses petits trucs", c'est-à-dire le traitement de ses mails et la gestion administrative qu'implique le statut d'auto-entrepreneur. "On oublie souvent cette partie-là, mais elle prend du temps, explique-t-elle ; je me suis donc....

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