Ariane James-Sarazin : "Une exposition n'est pas un travail universitaire"

Le 21/11/2017 - Par Bruno Texier
« par nature, le document d’archives se prête mal à l’exposition » Ariane James-Sarazin

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Ariane James-Sarazin est conseillère scientifique au sein du département des études et de la recherche de l'INHA (Institut national de l'histoire de l'art). À côté d'exigences courantes, une exposition d'archives présente différentes particularités. Elle explique comment les prendre en compte.

Comment conçoit-on une exposition d'archives ?

Si la conception d’une exposition d’archives obéit aux modalités inhérentes à toute exposition, quelle que soit la nature des objets exposés, il est vrai qu’elle présente certaines spécificités et qu’elle peut parfois apparaître comme une gageure.

Par nature, le document d’archives se prête mal à l’exposition : détourné de sa fonction première, il subit malgré lui une double transformation, d’abord comme...

Exposer est un temps fort dans la vie d’un service d’archives. Où différents éléments du fonds vont être sortis, peut-être en dehors même des murs, à moins qu’il s’agisse d’une exposition virtuelle. Les motivations pour monter une exposition sont multiples, internes ou externes, répondant en particulier à une demande culturelle ou éducative. Il faut des mois, voire davantage, pour mener à bien une exposition. Des budgets parfois importants sont engagés, sans compter la mobilisation des agents. Alors, autant bien se préparer - une norme Afnor apporte un cadre -, en veillant à bien choisir son matériel d’exposition.
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