Des milliers de collections culturelles sur une seule plate-forme.
C'est à l'occasion de l'Open Knowledge Festival d'Helsinki, le 20 septembre dernier, qu'Europeana a annoncé que l'usage de ses métadonnées (date, auteur, source, description du contenu, etc) serait désormais gratuit et illimité, y compris à des fins commerciales. Citoyens, professionnels et institutions culturelles pourront ainsi consulter la description de l'ensemble des contenus de cet immense centre de références en ligne, sous licence libre Creative Commons.
C'est à l'initiative de la France, en réaction au projet de Google de numériser les collections de plusieurs bibliothèques anglo-saxonnes, qu'Europeana a été lancée en novembre 2008 par la Commission européenne. Basée à La Hague, la plate-forme culturelle indexe les collections de plus de 2200 institutions culturelles de 34 pays européens. Véritable bibliothèque multimédia, Europeana recense tout type de support d'archive, qu'il s'agisse de pièces de musées, de photos, de vidéos, d'articles de presse ou encore de fichiers sons. La France, forte de ses nombreux musées et institutions culturelles et sous le pilotage de la Bibliothèque nationale de France, en est le premier contributeur.
Rassemblant aujourd'hui plus de 20 millions d'objets numérisés, Europeana a reçu de l'Union Européenne l'objectif de mettre en ligne au moins 30 millions d'objets d'ici 2015. De plus, la médiathèque numérique a lancé récemment le projet international de numérisation "Europeana 1914-1918", visant à recenser une sélection de fonds des bibliothèques de huit pays européens, dont la France, sur la Première guerre mondiale.
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