Michel Remize : "nous avons le souci permanent d'être mieux compris par l'ensemble des lecteurs"

 

Rédacteur en chef d'Archimag depuis 1997, Michel Remize, qui a interviewé dans ces colonnes les grandes figures du monde de l'info-doc, se prête à son tour au jeu des questions-réponses. Rencontre avec "el conducator" d'Archimag.

 
Archimag. Peux-tu avouer ton âge aux lecteurs, toi qui précises toujours, dans tes interviews, celui de tes interlocuteurs ?
 
Michel Remize. Sans problème. Je viens d'avoir 43 ans.
 
Quel est ton background, pardon ton parcours (Michel Remize est un ardent défenseur de la langue française) ?
 
Après un passage en fac de droit, j'ai fait Sciences-Po (Bordeaux). A la fin de mes études, j'ai commencé à travailler pour des agences de communication qui éditaient des journaux et d'autres supports pour des collectivités locales. Ensuite je suis devenu l'assistant parlementaire d'un député du Cantal, ma région natale. Ce n'est que plus tard que j'ai fait l'INTDintd.cnam.fr/ Institut national de sciences et techniques de la documentation créé en 1950, l’une des plus anciennes écoles de documentalistes en France. ">i (Institut national des techniques de la documentationi).
 
Pourquoi avoir pris ce virage vers la documentation ?
 
Etre assistant parlementaire, c'est passionnant. Mais quand on travaille pour une seule personne et qu'on est lié à son sort, cela n'offre guère d'évolution possible. Après plusieurs recherches, j'ai réalisé que le secteur de l'informationi était un domaine porteur dans lequel les débouchés seraient quasiment assurés vu l'importance que prenait la gestion de l'informationi dans les entreprises et les administrations. C'est cette double casquette (presse et documentation) qui m'a permis de rentrer chez Archimag.
 
En huit ans, quel sont tes meilleurs souvenirs de rédacteur en chef ?
 
Mon premier numéro, bien sûr. Cela confirmait à la fois un aboutissement - le bien-fondé de ma réorientation - et le début d'une nouvelle aventure. Ma première couverture du salon AIIM à New York me laisse également un excellent souvenir. C'était mon premier voyage aux Etats-Unis et ce, pour un salon d'importance. En plus, j'avais ce challenge d'en faire un compte rendu tous les soirs qui était aussitôt mis en ligne sur le site webi du magazine par Olivier Roumieux. C'était exaltant, un peu comme d'écrire pour un quotidien.
 
Et ton pire souvenir ?
 
Quand j'ai dû passer du Mac classique au PC ! Je suis un inconditionnel du Macintosh. Je trouve les produits Apple plus intuitifs et conviviaux que les PC. A part cela, comme chaque numéro m'apporte son lot de stress, j'ai tendance à oublier les grosses angoisses. Comme j'ai la chance d'aimer le sport, cela me permet de me défouler après chaque bouclage.
 
Qu'est-ce que tu apprécies le plus au quotidien? et le moins ?
 
L' absence totale de routine. Même si j'aimerais, de temps à autre, qu'il y en ait un peu plus. Par exemple, je rêve que deux numéros de suite puissent se dérouler selon le rétroplanning prévu, sans avoir à bousculer tout le monde. Par ailleurs, j'aime beaucoup écrire, rencontrer et interviewer de nouvelles personnes. C'est un métier qui oblige à être curieux et ma curiosité est satisfaite tous les jours. J'aime aussi cette saine émulation qui règne au sein de l'équipe où c'est à qui fera les titres d'articles les plus originaux (voir encadré). Par contre, la gestion administrative est l'aspect qui me passionne le moins.
 
Comment vois-tu les vingt ans à venir ?
 
Personnellement, je crois qu'avec le temps, je continuerai sûrement à me former et… à me déformer (rires). Plus sérieusement, je pense que le magazine a pris un virage ces 15 derniers mois. Avant, on ne savait mal comment satisfaire deux types de lecteurs, ceux qui trouvaient les articles trop techniques, ou au contraire, ceux qui les jugeaient trop superficiels. Maintenant nous traitons les thèmes différemment en ajoutant des glossaires, des schémas qui sont autant de ponts jetés vers le sujet. Le lecteur a la possibilité de rentrer dans l'article ou d'en avoir un bref aperçu et d'y revenir plus tard. A l'avenir, nous continuerons à avoir le souci permanent d'être mieux compris par l'ensemble de nos lecteurs.
 

Le chiffre du jour

44
C'est le pourcentage d'hommes français qui se sont rendus sur un réseau social au cours des trois derniers mois. Il s'agit du plus bas taux en Europe !

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