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Suisse : du renouveau pour les bibliothèques universitaires

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    Bâtiment principal de l'École polytechnique fédérale de Zurich (ETH Zürich), en Suisse (Wikipedia/Roland zh/CC BY-SA 3.0)
  • Le projet national Swiss Library Service Platform entend mutualiser la gestion des bibliothèques universitaires.

    De notre correspondante à Genève. Pour la première fois dans l’histoire des bibliothèques suisses, un projet de grande envergure pour la mise en place d’un système national mutualisé de gestion des bibliothèques universitaires a débuté le 27 août 2015.

    La bibliothèque de l’école polytechnique fédérale de Zürich (bibliothèque ETH) travaille actuellement en lien étroit avec les institutions partenaires – les bibliothèques universitaires de Bâle, Berne, Zurich, Fribourg et Genève, la bibliothèque centrale de Zurich, le réseau d’information de Suisse alémanique (IDS), le Réseau des bibliothèques de Suisse occidentale (Rero) et la Haute école de gestion de Genève – afin de mettre au point les possibilités et les conditions cadres pour la réalisation d’une plateforme nationale destinée aux bibliothèques scientifiques de toute la Suisse.

    Suite à la décision soudaine du canton de Vaud de quitter, au 31 décembre 2016, le Rero, les autres membres du réseau ont lancé dès le mois de juillet 2015 le projet SLSP, Swiss Library Service Platform. Ce projet a pour objectif principal de proposer à toutes les bibliothèques scientifiques suisses un ensemble de services, dont notamment un système de gestion de bibliothèque centralisé et de nouvelle génération. Actuellement, les bibliothèques sont en phase de conception et d’étude de faisabilité, et ce jusqu’en février 2017, selon le calendrier du projet. Au terme de cette première et importante phase, les partenaires s’engageront dans le projet SLSP et la décision du concept global sera prise.

    Un projet de grande envergure

    Le colossal projet SLSP est composé principalement de trois sous-projets qui permettent de réaliser le travail effectif, avec chacun leurs tâches et leurs livrables définis :

    • prestations de service et modèle d’affaires ;
    • organisation et gouvernance ;
    • processus et exigences informatiques.

    Face à l’envergure des livrables et du traitement des résultats, la charge de travail est beaucoup plus élevée que ce qui avait été estimé au départ, selon Wolfram Neubauer, directeur du projet.

    Plusieurs variantes

    Le projet a permis de construire le modèle de participation avec des clients qui perçoivent des prestations de la plateforme pour lesquelles ils paient, des membres de la plateforme qui cotisent et qui sont impliqués dans les choix des prestations et puis des partenaires qui investissent dans la plateforme et qui décident de son orientation stratégique.

    Mais à ce stade de la conception, selon le rapport intermédiaire du projet, plusieurs variantes sont encore prises en considération, dont notamment le modèle de distribution qui déterminera le niveau de centralisation (schéma). Trois variantes sont à l’étude, à savoir l’approche centralisée, qui place SLSP au centre et qui décidera des services proposés aux partenaires, aux membres et aux clients ; l’approche coordonnée, qui permettrait à des bibliothèques de développer des services et de les transmettre à la plateforme ; et finalement l’approche distribuée, dans laquelle SLSP n’a aucune fonction de coordination exclusive, ce qui pose la question de l’importance de SLSP dans ce cas-là.

    Les prochaines grandes questions

    De nombreuses questions doivent encore être résolues afin de pouvoir passer aux étapes suivantes du projet, notamment :

    • le budget : le coût individuel du partenariat SLSP ;
    • l’intégration des institutions affiliées ;
    • une éventuelle collaboration avec Switch (qui développe et améliore des solutions TIC, avant tout pour la communauté des hautes écoles mais aussi pour des clients en dehors de la communauté universitaire) ;
    • le catalogue des services en version détaillée.

    C’est seulement après ces questionnements et des évaluations que le système sera choisi. En effet, le choix du système est agendé pour la fin d’année 2017. Quant à la mise en exploitation du système, elle est prévue pour 2019 avec l’intégration des membres. Selon Wolfram Neubauer, il reste encore beaucoup de travail pour aboutir au succès du lancement de la Swiss Library Service Platform. Affaire à suivre ! (Pour plus d’informations, consultez le blog SLSP : blogs.ethz.ch/slsp/fr/)

    Julie Vuagniaux

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