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Bibliothèques universitaires : "la tendance aux désabonnements se poursuit et s'amplifie"

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    Une salle de lecture de la bibliothèque Sainte-Barbe. (Marie-Lan Nguyen/ CC-BY-2.0-FR)
  • Depuis plusieurs années, les bibliothèques universitaires doivent procéder à des désabonnements qui touchent désormais tous les types de ressources. Sandrine Malotaux, responsable des négociations documentaires au sein du consortium Couperin, explique les raisons d'une « relation tendue » entre éditeurs et BU. 

    Où en sont les relations entre les fournisseurs d'information et les bibliothèques universitaires ?

    Les relations entre les services documentaires des universités et organismes de recherche et les éditeurs se complexifient. Nous sommes amenés à travailler avec ces derniers pour l'accès courant à l'information (abonnements), mais aussi concernant le développement de services de plus en plus divers : achat d'archives pour le projet national Istex, droit de déposer en archive ouverte, usage des ressources pour la fouille de texte, fourniture des statistiques d'usage, développement d'une offre de livres électroniques en français adaptée aux pratiques de l'enseignement supérieur, etc. Dans plusieurs pays d'Europe, la relation s'étend aussi à la discussion sur le coût des frais de publication liés au modèle de publication open access auteur-payeur... La tendance dans ces pays est à renverser le modèle actuel de financement de la publication, encore majoritairement fondé sur le paiement de frais d'abonnement, pour privilégier un modèle fondé sur le paiement des frais de publication (APC). Nous n'en sommes pas encore là en France.

    Notre relation avec les éditeurs est donc multiforme, nous sommes amenés à développer des partenariats sur certains points, mais sommes encore dans une relation tendue sur la question du coût à l'accès à l'information.

    Les bibliothèques universitaires sont-elles encore obligées de se désabonner de certains titres comme c'était le cas en 2014 ?

    La tendance aux désabonnements se poursuit, s'amplifie et touche toutes sortes de ressources. En compilant les résultats des enquêtes menées auprès de nos membres depuis 2013, nous constatons que les budgets documentaires ne progressent plus depuis plusieurs années, et certains continuent de baisser. En revanche, les éditeurs maintiennent leur politique d'augmentation des prix, même si, il faut bien le reconnaître, les hausses sont désormais inférieures aux 6 ou 7 % par an que nous connaissions au cours des années 2000. Le maintien à l'identique des portefeuilles d'abonnements n'est plus possible et les désabonnements se multiplient depuis 2013 ; après avoir d'abord touché des titres de revues isolés, ces désabonnements concernent désormais pour la troisième année consécutive des grands éditeurs commerciaux en modèle « big deals » ou des sociétés savantes prestigieuses et touchent aussi de grandes universités scientifiques.

    Quelle est la position de Couperin face aux éditeurs qui s'estiment menacés par l'article 30 de la Loi pour une république numérique (voir encadré) ?

    Le rôle de Couperin.org est d'assurer aux membres du consortium, et donc aux chercheurs français qui les composent, l'accès à l'information scientifique indispensable à l'activité de recherche, tout en tenant compte de leurs contraintes financières, et donc de préserver les budgets de recherche. Les budgets académiques ....

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