Plus de 20 % des lecteurs français lisent au format numérique

Le 01/12/2017 - Par Bruno Texier
La proportion de lecteurs au format numérique a quadurplé en 2012 et 2017 (PixaBay / Myriams-Fotos)

Les adeptes de la lecture numérique appartiennent à la catégorie des "grands lecteurs" et continuent de lire des ouvrages imprimés.

Au mois de mars 2012, 5 % des lecteurs utilisaient un support numérique ; en 2017, ils sont 21 % à lire sur tablette, sur liseuse ou sur téléphone. "En cinq ans, la proportion de lecteurs de livres numériques a quadruplé" selon le baromètre des usages du livre numérique du SNE (Syndicat national de l'édition).

En 2012, les lecteurs au format numérique étaient plutôt des hommes. Cinq ans plus tard, on assiste à un rapprochement des comportements : 24 % des hommes et 20 % des femmes utilisent désormais un support digital. Le profil des lecteurs numériques fait également apparaître un taux important de diplômés (36 % ont un niveau supérieur à Bac + 2) et de "jeunes" : 35 % ont moins de 35 ans.

Lecture numérique ET lecture papier

"Les lecteurs de livres numériques restent de grands lecteurs avant tout" constate le SNE. 62 % des lecteurs de livre numérique ont également lu un livre imprimé au cours du dernier mois. Plus étonnant : 21 % des lecteurs au format numérique lisent au moins vingt livres imprimés par an !

Pour autant, cette explosion des pratiques numériques n'entraîne pas des achats de la même ampleur. 73 % des lecteurs se procurent gratuitement des oeuvres provenant du domaine public et 24 % d'entre eux ne lisent que ce type de livre. Quant aux lecteurs qui achètent, ils dépensent peu avec une bibliothèque numérique constituée avec des ouvrages à moins de 4 euros. En cinq ans, la part de lecteurs dépensant au moins 100 euros par an reste stable : 15 % en 2012, 14 % en 2015 et 13 % en 2013.

Un piratage en baisse

Bonne nouvelle pour les éditeurs, le piratage "demeure minoritaire et est en baisse" selon le SNE. 4 % des personnes interrogées se procurent tous leurs livres numériques illégalement et 14 % ont déjà eu recours au piratage en 2017. Là aussi, les taux restent stables. En 2012, Ils étaient de 17 % en 2012, ont grimpé à 20 % en 2015 avant de passer sous le cap des 15 % cette année.

 

 

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