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Comment choisir son intégrateur de solutions de gestion de contenu web (WCM) et de réseaux sociaux ?

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    "Ne vous lancez pas sans avoir d’abord réfléchi en interne au type de délégation et d’accompagnement que vous attendez". (Pixabay/Unsplash)
  • Particulièrement nombreux, les intégrateurs de solutions de gestion de contenu web (WCM) et de réseaux sociaux se livrent actuellement une bataille féroce pour remporter de nouveaux marchés. Voici quelques conseils pour faire le bon choix. Sans prendre de risques.

    Comme beaucoup d’entreprises, vous avez actuellement d’ambitieux projets sur le web et, à défaut d’avoir toutes les compétences en interne, vous recherchez une société de services susceptible de vous conseiller et de vous accompagner. La bonne nouvelle : les candidats devraient être nombreux, tant dans la cour des « grands » (Atos, Smile, SQLI, TRSb...) que dans celle de leurs plus « petits » concurrents (Alter Way, Eolas, Groupe Kaliop, Ippon Technologies, Linagora, Open Wide...), qui ont bien souvent l’avantage d’être ultra-spécialisés. La mauvaise nouvelle : vous risquez de vous sentir perdus devant l’éventail de partenaires potentiels et les choix technologiques à effectuer. D’autant que ce marché compte un nombre important de solutions propriétaires et surtout open source (Drupal, eZ Publish, Elgg, Magnolia CMS, Acquia...).

    analyser les besoins

    Alors, comment faire son choix ? Que le projet s’appuie, ou pas, sur de l’open source, « les principes fondamentaux qui doivent guider vos choix sont les mêmes », estime Elie Auvray, PDG de Jahia Solutions Group, à l’origine d’une des principales offres de logiciels libres de gestion de contenu. « Il vous faut une bonne gestion de projet ». Commencez par analyser et comprendre les besoins de votre entreprise avant de lancer une première recherche de partenaires susceptibles de vous accompagner. Pour chacun, « vérifiez ses références (les projets qu’il a déjà menés à bien) et discutez avec le futur directeur de projet du planning et de la méthodologie qui devrait être utilisée », conseille-t-il. « Vous devez vous sentir très à l’aise avec ce chef de projet, ce qu’il vous propose, et avoir confiance dans sa capacité à accomplir dans les délais la tâche que vous allez lui confier ».

    Dans la même veine, « ne vous lancez pas sans avoir...

    d’abord réfléchi en interne au type de délégation et d’accompagnement que vous attendez », conseille Sébastien Laheux, directeur des offres de la société de services TRSb, spécialiste des solutions collaboratives. « Avez-vous exclusivement besoin de compétences techniques sur un logiciel donné ? Ou bien également d’un accompagnement pour le cadrage du projet, la méthodologie... ? Ou bien encore d’un partenaire qui saura aussi gérer tous les enjeux d’intégration – hébergement, sécurité... - susceptibles de se poser lors du déploiement ? »

    De plus, « rares sont les projets web qui s’appuient sur une seule solution logicielle », prévient ce spécialiste, en mettant en garde contre ces intégrateurs qui ne « roulent » que pour un partenaire et risquent de manquer de neutralité dans leurs choix. « Le partenaire doit savoir gérer un projet conciliant plusieurs briques technologiques ».

    exiger une expertise

    Votre futur intégrateur devra déployer un CMS eZ Publish ? Un réseau social Elgg ? Une usine à sites internet Drupal ? Assurez-vous qu’il maîtrise déjà parfaitement la technologie visée. « Il faut au moins six bons mois de travail pour devenir un expert sur eZ Publish : 1 mois pour comprendre le fonctionnement global ; 3 mois pour savoir déployer et gérer un site ; et 2 mois pour commencer à bien maîtriser les fonctionnalités les plus complexes », confie l’un des partenaires français de la société eZ Systems.

    Dans le cas d’une technologie open source, les relations nouées par les partenaires avec les éditeurs de la solution et avec les grandes fondations jouent un rôle essentiel et doivent être scrutées à la loupe. Jahia, par exemple, est l’un des principaux promoteurs d’un nouveau projet de l’organisme de standardisation Oasis qui vise à « définir ce que doit être un serveur de contextualisation de contenus », explique Elie Auvray. « Nous avons les contacts et les compétences pour éclairer rapidement tous nos partenaires sur ces sujets ».

    Enfin, méfiez-vous de ces intégrateurs qui vous promettrons de développer, seuls, tous types de modules complémentaires à la plateforme. « Il est préférable que l’éditeur soit partie prenante du projet et s’engage à intégrer à sa feuille de route le développement de ces modules. D’un point de vue économique, il serait peu viable pour une société de services d’effectuer seule ce type de développements, et elle risque de se retrouver en difficulté ». Ou de vous présenter en bout de course une facture bien plus salée que prévu...

    >>>Consulter le tableau comparatif des intégrateurs<<<

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    Au sommaire

    - Les bibliothèques du monde à l’Ifla 2015​
    - Bibliothèques, archives et réforme
    - Labels, certifications et normalisation : ce qu’il faut savoir
    - Quand les intégrateurs refont le web​​

    DOSSIER Market intelligence : extension du domaine de la veille​​

    Veille ? Intelligence économique ? Market intelligence ! Voici un "nouveau" terrain pour les veilleurs. Avec un peu de veille économique, un peu de veille concurrentielle et un solide ancrage dans le marketing de l’entreprise.

    Et aussi :
    - La gestion électronique du courrier sans complexe​​
    - Neutralité et loyauté des plateformes numériques
    - Total : la visualisation, or noir d’un projet de veille​​
    - Favoris : plus performant sur Twitter
    - Sabine Van Gaver : la vigie numérique passée par la case littérature
    - Rencontre avec Stéphane Mallard : "Demain, nous aurons tous un double dans le monde digital"​
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