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Les 14 coûts cachés du cloud

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    L'un des paradoxes du cloud, c’est que tout en promettant aux organisations de réduire leurs coûts de fonctionnement et de les rendre plus efficaces, le déploiement et l’usage se révèlent souvent plus complexes et onéreux que prévu. (Lan0831/VisualHunt)
  • Si les entreprises sont en majorité satisfaites de leurs déploiements dans le cloud, que ce soit du Saas, de l’Iaas ou du Paas, elles sont également nombreuses à faire face à des coûts imprévus, voire cachés, qui, selon l'ampleur des projets, atteignent parfois niveaux conséquents.

    Yves-Barros-cloudJusqu’à présent, l'investissement informatique reposait sur d’importants achats initiaux en matériels et logiciels, avec des réactualisations en moyenne tous les quatre ou cinq ans.

    Avec le cloud, la donne a changé puisque désormais les organisations peuvent louer l'intégralité de leur informatique sous la forme d’un abonnement mensuel ou annuel, aussi bien les ressources techniques (serveurs, mémoire, CPU, etc.) que le stockage et les logiciels. La façon d’envisager l’informatique a donc radicalement changé.

    Or, l’un des grands paradoxes du cloud, c’est que tout en promettant aux organisations de réduire leurs coûts de fonctionnement et de les rendre plus efficaces, le déploiement et l’usage se révèlent souvent plus complexes et plus onéreux que prévu. C’est surtout vrai pour les projets informatiques mal ficelés.

    Nous avons identifié plusieurs gisements de coûts non prévus. Certains sont liés au Paas (platform as a service) et à l’Iaas (infrastructure), mais il existe aussi des coûts cachés du côté du Saas (software) :

    1. Le sur-dimensionnement

    Les administrateurs IT ont tendance à surestimer la demande des collaborateurs. Ils se retrouvent donc avec un provisioning des ressources mal adapté. Reste qu’il est toujours plus facile d’augmenter (allouer davantage de ressources : mémoire, puissance, espace disque, etc.) que de diminuer dans ce domaine. En attendant de trouver la bonne dimension de son cloud, l’organisation a tendance à payer pour un service plus “costaud” que nécessaire.

    2. Le sous-dimensionnement

    Cette sous-exploitation est aussi préjudiciable, mais plus facile à détecter (la performance des services est alors insuffisante) et à corriger que l’inverse. Encore faut-il l'avoir prévu dans le budget initial du projet.

    3. La multiplication des administrateurs

    Avoir trop d’administrateurs peut aussi être dommageable, surtout lorsque ceux-ci ne communiquent pas entre eux et n’assurent pas un audit régulier du système. Pour les fournisseurs de cloud, le fait de laisser tourner un serveur au ralenti pendant des semaines, voire des mois, ne coûte rien, mais pour l’organisation, c’est une ressource non exploitée et une perte sèche.

    4. Le stockage

    Si les fournisseurs proposent différentes formules de stockage en fonction du niveau d’accessibilité aux données exigé par l’organisation, il n’est pas toujours simple de choisir la bonne formule. Certaines optent d’emblée pour la formule la plus onéreuse, alors qu’elles n’ont pas besoin d’un accès immédiat aux données. D’autres choisissent la formule minimale par souci d'économie, pour ensuite se raviser et payer plus que prévu initialement.

    5. La promesse du gratuit

    Gare aux accès “gratuits”. La plupart du temps, ces services sont gratuits à condition de ne pas dépasser un certain seuil d’utilisation (en terme de stockage, de bande passante ou de niveau de service) ou de ne pas aller au-delà de la date d’expiration. La facturation à taux plein commence dès que l’un....

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