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Comment réussir sa transformation digitale

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    Corinne Dupin : "La culture digitale est une culture du test, de l’expérimentation, qui encourage le feedback et accueille avec bienveillance les erreurs !" (Visualhunt)
  • Plus grand monde ne s’interroge aujourd’hui sur l’opportunité d’enclencher ou non la transformation digitale de son organisation. La nécessité d’opérer cette mutation étant assez largement admise dans un contexte d’extension de la « révolution numérique » à toutes les strates de la société et de l’économie, il s’agit plutôt ici de considérer les moyens de la réaliser de la façon la plus harmonieuse et la plus efficace possible en se concentrant sur sa déclinaison au sein d’un service d’information.

    La réussite de l’opération de transformation digitale de son service d’information, qui n’est certainement pas réalisable en un tour de main en reproduisant une recette qui aurait fait ses preuves ailleurs, passe au préalable par la prise de conscience de ce qu’implique pour une organisation donnée la mutation vers le digital.

    Elle ne saurait pour commencer se réduire à la seule digitalisation des contenus, même si un professionnel de l’information aura sans doute le réflexe de penser en premier lieu à l’avènement des ressources disponibles sous forme électronique. Si le passage du papier au numérique, d’un fonds d’ouvrages à une bibliothèque numérique, d’un espace de stockage physique vers le cloud, seront certainement des étapes à envisager, la transformation digitale ne saurait se réduire à une affaire de dématérialisation et de technologie prise en charge par une direction informatique et un prestataire technique. Elle n’est en aucun cas leur chasse gardée.

    Accompagner l’autonomisation des utilisateurs

    La digitalisation des contenus facilite l’identification, la disponibilité, la consultation de ressources aux formats variés (textes, photos, musique, vidéos…), tout en accélérant leur mobilisation. Cet accès facilité à l’information autorise une plus grande autonomie des utilisateurs finaux et transforme les missions du professionnel de l’information qui, quittant sa casquette de pourvoyeur de contenus, peut choisir d’accompagner cette autonomisation en orientant les utilisateurs vers les ressources utiles et en les formant à l’interrogation optimisée des sources opportunes.

    La culture du digital, en même temps qu’elle induit une plus grande fluidité dans la communication, milite pour une approche centrée utilisateurs (ni le document, ni la technologie ne sont premiers), et même pour un renouvellement de la relation à ses clients-usagers. Elle représente une opportunité d’augmenter la qualité de service (rapidité d’échange des données, garantie de continuité de service, souplesse de (re)configuration…) et de valeur en induisant des pratiques de cocréation… et de tâtonnement avec eux :

    • quelles modalités d’échange privilégier ?
    • comment s’adapter au mieux aux nouvelles façons de travailler (télétravail, mobilité, recours à des plateformes collaboratives, connectivité quasi permanente induisant une porosité des frontières entre vie professionnelle et vie personnelle…) ?
    • comment anticiper les usages à venir ?
    • où se rendre visible de ses clients-usagers ?
    • quels sont leurs espaces privilégiés de fréquentation ?
    • où regardent-ils en priorité ?
    • à quel(s) endroit(s) les rencontrer ?
    • comment adopter avec eux une culture de l’apprentissage permanent ?

    Attention aux « béquilles » numériques

    La transformation digitale n’est pas davantage le seul fait de l’adoption inopinée de « béquilles » numériques internes telles qu’un réseau social d’entreprise (RSE), une plateforme de veille ou une application de chat (Yammer ou équivalent) ou externes comme LinkedIn, Facebook&n....

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    La veille est une discipline bien installée, mais parfois ronronnante, quand elle n’est pas prise de doute sur son efficacité ou sa place dans l’organisation. Dès lors, il est temps de faire un peu d’introspection et de se réinterroger sur son métier et ses pratiques.
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    De plus en plus, les professionnels du management de l’information - fonction support souvent mise à mal - viennent directement prêter main forte aux opérationnels des entreprises, administrations et collectivités. Ils interviennent dans la gouvernance de l’information, la recherche d’information et l’intelligence stratégique, la gestion des connaissances, le collaboratif et le community management... Soit dans des missions très diverses, effectuées souvent hors de tout centre ou service de documentation, ce qui provoque leur dispersion et nuit à leur visibilité. Ils s’appuient pourtant sur un socle de compétences communes, à la fois classiques et renouvelées, tirant profit des technologies de l’information. Et s'imposent comme des acteurs clés de la transformation digitale des organisations.
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