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Le cachet électronique visible (CEV) : pendant papier de la signature électronique

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    Des visiteurs du pavillon national russe lors de la Biennale d'architecture de Venise en 2012. (Flickr/Jean-Pierre Dalbéra)
  • De plus en plus de factures ou de documents administratifs arborent des cachets électroniques visibles (CEV), visuellement comparables à de simples « flashcodes » ou codes 2D. L’objectif ? Permettre aux destinataires de vérifier très rapidement l’authenticité des copies papier qui leur sont fournies.

    CEV-facture-EDFIl est aujourd’hui possible, et fréquent, de signer des documents électroniques. Mais il est plus rare de parapher les documents qui sont imprimés afin d’apporter la preuve que ceux-ci sont bel et bien conformes aux originaux numériques. C’est ce que permet de faire la technologie de « cachet électronique visible », également appelée 2D-Doc. « Nous avons mis au point le dispositif 2D-Doc avec l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), sous la tutelle du ministère de l’Intérieur », rappelle Marc Norlain, PDG et cofondateur d’AriadNext, une entreprise rennaise spécialisée dans la sécurité et la « confiance en ligne ». La technologie a été normalisée en 2013 : le décret n° 2013-629 du 16 juillet précise que les documents sécurisés seront reconnus comme fiables par l’administration.

    On trouve les sceaux numériques CEV sur les factures d’EDF, Bouygues Telecom, Free ou Engie, qui sont toutes fréquemment utilisées comme justificatifs de domicile. On les trouve aussi, par exemple, sur les cartes professionnelles des conducteurs de VTC (véhicules de tourisme avec chauffeur) ou des architectes et sur les bulletins de salaire et les quittances de loyer...

    Lutte contre la fraude

    « Le premier objectif est de lutter contre la fraude documentaire », insiste François Devoret, fondateur de Lex Persona, un « opérateur de confiance » expert en signature électronique. « Avec les progrès de l’informatique et de l’édition à domicile, il est de plus en plus facile de reproduire des documents susceptibles d’être utilisés comme des justificatifs. Il est aussi de plus en plus difficile pour un agent, par exemple dans une municipalité, de repérer des copies éventuellement falsifiées ». D’où l’idée d’apposer sur chacun des documents un code en deux dimensions (Datamatrix) contenant un certain nombre d’informations importantes y figurant, tels le nom et le prénom du bénéficiaire, son adresse ou éventuellement son identifiant... Ce code 2D peut ensuite être scanné par le biais d’un petit scanner (type douchette) ou d’une application pour smartphone afin d’accéder aux informations embarquées.

    Mais que se passe-t-il si vous avez à la fois modifié le document et le code à barres associé ? « Ce type de fraude est impossible », rassure François Devoret. Chaque code généré est signé et la vérification ne laissera pas apparaître que les données d’origine : « Si ....

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