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RPA : les premiers feed-back

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    Le principe majeur réside dans la construction des robots logiciels simulant une activité humaine. (Freepik)
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    C’est devenu un passage quasi obligé. Tout projet « innovant », notamment dans les grandes structures, intègre aujourd’hui des réflexions autour des composants big data, intelligence artificielle et Robotic Process Automation. Entrée dans le vocabulaire, la RPA fait ses premiers pas dans la pratique. Voici comment.

    On a beaucoup écrit, disserté autour du big data et de l’intelligence artificielle (IA), avec, pour l’un et l’autre, son lot d’espoirs et de déceptions. Rien de vraiment nouveau, ni de révolutionnaire !

    Pour certains lecteurs, il en sera de même pour la RPA. Quelque part, il s’agit simplement de mettre un nom sur des technologies anciennes. Cette vision est, de notre point de vue, également réductrice, mais somme toute acceptable. Les grandes structures ont toutes lancé des Poc (proof of concept) plus ou moins généralisés, avec de premiers bilans plus ou moins prometteurs. L’aspect méthodologique et l’intégration dans un système plus large restent clés dans la réussite d’un projet RPA. Toutefois, une chose est sûre, la RPA est là et bien là. Elle est en passe de devenir une brique à part entière de l’écosystème.

    Une vraie vision et un vrai positionnement

    Seules les organisations avec une vraie vision et un vrai positionnement de chaque nouvelle brique pourront bénéficier de son apport réel, sans forcément rentrer dans la « vallée de la désillusion ».

    Mais avant de rentrer dans le vif du débat, il est important de bien définir la RPA et sa portée. Nous voudrions également élargir la définition parfois réduite de la RPA pour pouvoir en bénéficier.

    Sans être forcément extraordinairement révolutionnaire, son succès tient surtout dans sa mise en place simple et rapide dans le cadre de Poc et dans sa capacité à être réactif, par définition, dans un écosystème IT bougeant.

    Donc la RPA, quésaco ?

    1. Définition

    Plusieurs définitions existent sur le web, nous en retiendrons certaines.

    • La Robotic Process Automation désigne l’ensemble des technologies logicielles permettant facilement de programmer des tâches simples, à l’identique d’opérateurs humains. Ce robot logiciel peut réaliser et apprendre plusieurs étapes d’un processus comme la récupération de formulaires, l’envoi d’emails, le remplissage de formulaires ou de fichiers, etc. En résumé, la RPA est conçue pour réduire le nombre de tâches simples et répétitives d’opérateurs. (inspiré de Investopedia.com)
    • La Robotic Process Automation désigne l’automatisation des tâches routinières par l’intégration de robots logiciels qui réalisent les tâches automatiquement. Celles-ci incluent la saisie de transactions, la gestion des assistants automatisés, etc. Ces robots peuvent remplacer des hommes pour des tâches IT communes. La différence majeure entre la RPA et les robots traditionnels est que les robots RPA apprennent leurs actions au lieu d’être programmés (en mode design). Cette formation peut s’accompagner de méthodes de type « machine learning ». (librement inspiré de Techopedia.com)

    Effectuer les tâches répétitives

    Globalement, la RPA fait intervenir des composants logiciels « robots » simples, désignés, permettant d’effectuer les tâches répétitives d’utilisateur, celui-ci pouvant se concentrer sur les opérations à plus grande valeur ajoutée. Cette vision nous semble un peu réductrice et une vision plus large permettrait de profiter à plein de ce type de technologie.

    À noter par ailleurs que la RPA est fréquemment assimilée, par les analystes et éditeurs logiciels, à la Remote Desktop Automation ou RDA. La RDA s’applique surtout à la réplication d’actions utilisateurs sur un poste de travail en mode répétition, donc au design de scénarios utilisateurs. Pour nous, il est nécessaire d’avoir une vision plus large de la Robotic Process Automation en intégrant les notions de BPM, case management, moteur de règles et d’intelligence artificielle. Il est fondamental de mettre en valeur ces concepts, pour bien fixer les frontières entre eux et éviter les erreurs dans les projets.

    2. Vision globale du marché

    Même s’il est difficile à définir (frontières floues), le marché des logiciels RPA a été évalué en 2016 (logiciels plus services) à 271 millions de dollars, estimé à 629 millions de dollars en 2018 avec une projection à 1,2 milliard de dollars en 2021 (selon HfS 2017) ou 2,9 milliards de dollar....

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    Archimag-312
    RPA : voilà un sigle à retenir. La robotic process automation représente un marché promis à une percée spectaculaire. Il y a de l’intelligence artificielle dans cette technologie, certes. Surtout, elle s’applique à des cas d’usage dont on attend d’appréciables retours sur investissement.
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