Le congrès Bid de Leipzig peut se targuer d’être l’une des manifestations les plus importantes d’Europe. Peu connu dans le monde francophone, il regroupe plus d’une centaine de communications, une dizaine de workshops, des exposants et des sponsors, tels Bertelsman, Thomson Scientific ou OCLCPICA. Le leitmotiv choisi, Information et éthique, raisonne étrangement, au vu d’un programme essentiellement axé vers les nouveautés technologiques appliquées à la documentation et aux bibliothèques. Open access, e-learning, services en ligne constituaient les sujets principaux, avec les meilleurs spécialistes germaniques.
Mais ce qui semble susciter un grand intérêt outre-Rhin – on peut parler de déferlante – est le web 2.0. Les bibliothèques allemandes se lancent à corps perdus dans les technologies wikis, blogs, chats et autres RSS. Au plus grand bonheur, semble-t-il, des bibliothécaires et des usagers qui peuvent ainsi communiquer plus facilement et obtenir nombre d’informations et de services. Le web 2.0 est connu aussi sous le nom de web social, avec en point d’orgue le développement de l’intelligence collective. Est-ce une utopie ? Voyons de plus près les expériences menées sur le terrain. En 2006, la bibliothèque de l’université de la Saar lance Isis, son nouveau système d’information. Il intègre, grâce au content management system (CMS) Plone, toutes les données nécessaires à la circulation de l’information : intranet, messagerie, contacts téléphoniques. A cela s’ajoute Zwiki, qui complète le SI et permet une mise à jour et une interactivité de l’information. Un fil RSS est également installé.