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les archives de Cologne englouties à tout jamais

archimag - avril 2009

Triste fin pour les archives municipales de la Ville de Cologne (Allemagne) dont le bâtiment s’est écroulé comme un château de cartes. Le 3 mars dernier, l’édifice s’est effondré sur lui-même provoquant la mort de deux personnes et la disparition de l’un des patrimoines les plus riches d’Allemagne : manuscrits du Xe siècle, originaux du compositeur Jacques Offenbach et du prix Nobel de littérature Heinrich Böll… Le fonds rassemblait 65 000 parchemins, plus de 100 000 cartes et plans et plus d’un million de photographies. Les archives devaient être transférées sur un site plus moderne et plus spacieux. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’effondrement du bâtiment aurait été provoqué par les travaux d’extension du métro de Cologne

point de vue

la valeur de l'activité documentaire en temps de crise

didier frochot

Depuis que les entreprises ont pris la claque que l’on sait avec la bulle financière, l’heure est au réalisme, et se traduit entre autre par la valorisation de tous les actifs possibles de l’entreprise… Convergeant avec une analyse plus ancienne, de plus en plus critique sur la seule évaluation financière comptable de l’entreprise, cette tendance commence à s’affirmer un peu partout dans le monde. Les entreprises américaines cherchent ainsi à chiffrer, hors bilan, des actifs auxquels on ne pensait pas jusque-là, comme ces actifs immatériels que sont la réputation des marques, distinctes de la valeur comptable d’un dépôt de marque, celles des noms de domaine et bien sûr la réputation numérique de l’entreprise. Mais au titre des actifs hors bilans significatifs, on est en train de s’apercevoir que le fonds et la production documentaires de l’entreprise valent souvent bien plus que la somme de la valeur comptable des documents qui le constituent. Des entreprises cherchent ainsi à chiffrer la valeur de ce fonds autour de plusieurs axes, valeur de remplacement – combien coûterait la réunion de l’information si elle n’était pas déjà ainsi stockée ou produite, à disposition de l’entreprise ? – ; valeur de collection – valeur du tout, supérieure à la somme de ses éléments constitutifs – ; valeur de base de données au sens juridique du terme ou valeur ajoutée par les personnels travaillant à la constitution du fonds, mais aussi à produire de l’information structurée. Des missions d’évaluation de ce genre commencent à fleurir en France. On le comprend, à l’heure où les espoirs spéculatifs les plus fous ont mené aux catastrophes que l’on sait, nous tenons là une superbe occasion de revaloriser l’activité documentaire et d’information.


DR - Jean-Philippe Accart.- Paris, Éditions du Cercle de la librairie, 2008.-284 p.- ISBN 978-2-7654-0969-4 - 35 euros

un livre

Les services de référence. Du présentiel au virtuel

Jean-Philippe Accart, ancien responsable de l’information au public à la Bibliothèque nationale suisse, est aux premières loges pour détecter les nouvelles pratiques des usagers et imaginer une « philosophie de l’accueil ». Avec cet ouvrage, il livre une réflexion inspirée par sa propre expérience et propose un vademecum des services de référence déclinés en mode présentiel et en mode virtuel. Après un rappel de l’origine de ces services, Jean-Philippe Accart en souligne les multiples dimensions du mode présentiel : projet, collections, déontologie, responsabilité juridique, fonctionnement… La seconde partie de l’ouvrage porte sur les services de référence virtuels. L’exemple du Guichet du savoir, mis en place par la Bibliothèque municipale de Lyon, offre un retour d’expérience intéressant pour les établissements désireux de proposer une vitrine numérique au profit des usagers. À l’heure où les bibliothèques sont confrontées à l’inéluctable virage numérique, l’auteur nous invite à méditer ce conseil : « Ne pas perdre le lien avec l’utilisateur virtuel »

livre blanc

le devoir de conseil numérique

Le devoir de conseil des professionnels du numérique vient d’être présenté par l’Aproged (Association des professionnels du numérique) et sa commission juridique. Ce livre blanc aborde un sujet paradoxalement peu décrit et qui est pourtant au coeur des relations entre les éditeurs et prestataires et leurs clients. Le devoir de conseil ne fait l’objet d’aucune obligation légale, c’est surtout la jurisprudence qui s’y est intéressée. Elle occupe donc ici une place de choix, tandis que des exemples de clauses contractuelles sont même présentés. De quoi encadrer les pratiques et prévenir autant que possible les mésententes.

archives hospitalières hors les murs

Les députés ont adopté le 20 février dernier un amendement au projet de loi lié à la réforme de l’hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires (HPST). Les hôpitaux peuvent désormais externaliser en toute légalité leurs archives médicales papier chez un tiers agréé. L’amendement remédie à un vide législatif posant des problèmes aux établissements de santé qui manquent de place pour stocker leurs archives papier dans leurs locaux.


DR

la difficulté de ranger les livres saints dans les bibliothèques

les bibliothèques britanniques resteront-elles à l’écart des tensions communautaires ? La partie n’est pas gagnée si l’on en croit le quotidien Daily Mail qui a récemment rapporté la polémique qui a opposé les bibliothèques à plusieurs associations musulmanes. Celles-ci ont en effet dénoncé le sort réservé aux exemplaires du Coran : placés sur des étagères inférieures à des livres profanes, ils feraient l’objet d’un traitement défavorable. Certaines associations ont également demandé le déplacement des exemplaires de la Bible vers des rayonnages moins visibles afin de ne pas offenser les musulmans. En réponse à ce litige, des hauts fonctionnaires ont publié un guide qui rappelle que tous les livres saints doivent être traités avec les mêmes égards. Autre principe posé par ce guide : « Les bibliothèques et les musées ne sont pas des lieux de culte. Ils ne doivent pas être gérés selon des croyances religieuses particulières »

les Tic, mieux à la maison qu'au travail

Selon une étude récente, les nouvelles technologies sont mieux et plus utilisées dans la sphère personnelle qu’au travail. Réalisée par plusieurs sociétés, Eranos, Addedvalue, l’Ifop, Bearingpoint et Microsoft, l’étude se veut une cartographie des usages professionnels des Tic auprès d’un échantillon d’environ mille personnes. D’après les résultats près d’un actif sur deux utilise un ordinateur au travail, soit 12 millions de personnes en France, tandis que 63 % des foyers sont équipés d’au moins un ordinateur. La majorité des collaborateurs sont plus et mieux équipés à domicile que sur le lieu de travail : ordinateur plus puissant, équipement technologique plus avancé, logiciels plus récents, etc. 72 % des actifs utilisent un ordinateur pour leur loisir, et 46 % pour leur travail [source Ifop décembre 2009]. Autre résultat, l’usage de technologies récentes comme la messagerie instantanée émerge. L’étude dénote également la banalisation de ces pratiques par la génération née dans les années 1980 mais constate que, désormais, l’ensemble des générations est concerné par ces nouveaux usages.


DR - Sous la direction de Géraldine Barron.- Villeurbanne, Presses de l’Enssib, 2008.- 167 p.- ISBN 978-2-910227-71-5.- 22 euros

un livre

Gérer les périodiques

Saluons la collection « La boîte à outils » éditée par les Presses de l’Enssib : mise en page sobre et élégante, grande lisibilité, graphiques intelligibles… Le plaisir du lecteur repose aussi sur la qualité de l’objet livre. Quant au fond, cette collection vise un objectif essentiellement pratique en proposant une méthodologie éprouvée par les professionnels de la bibliothèque. Cet opuscule dresse le panorama des processus de gestion des périodiques depuis leur acquisition jusqu’à leur conservation. En version papier ou électronique, les ressources doivent être gérées selon des règles rigoureuses. Les auteurs passent en revue l’offre éditoriale existante – éditeurs, agrégateurs, sociétés savantes, consortiums…– et posent la question du libre accès. Comme le rappelle Géraldine Barron, les périodiques constituent« un paysage documentaire bien contrasté ». Inspiré par de nombreux retours d’expérience, cet ouvrage collectif est à conserver à portée de main.

Belgica, la Belgique en version numérique

À l’initiative de la Bibliothèque royale de Belgique, une nouvelle bibliothèque numérique vient de faire son apparition. Belgica propose aux internautes de consulter les collections numérisées du patrimoine belge. Elle s’adresse aussi bien aux chercheurs qu’à un public amateur et curieux. Deux modes de consultation sont proposés aux internautes : par collections ou par résultats de recherche. L’ensemble des documents accessibles sur Belgica répond aux normes internationales de métadonnées descriptives et techniques.

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Scientifica, les sciences en ligne

Les sciences ont enfin leur bibliothèque numérique. Scientifica, lancée au mois de janvier par la bibliothèque de la Cité des sciences et de l’industrie, propose une soixantaine d’ouvrages en ligne. Une offre éditoriale modeste qui s’enrichira régulièrement : 300 livres et 154 volumes de périodiques sont en cours de numérisation, soit 200 000 pages qui seront accessibles en mode texte. Le corpus numérique est constitué d’ouvrages en langue française édités entre la fin du XVIIIe et le début du XXe.

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DR - cliquez pour accéder au site

Wall Street Journal pour l'Europe

Le Wall Street Journal vient de lancer un site internet destiné à l’Europe, avec sa propre équipe rédactionnelle basée à Londres et à Bruxelles. Cette dernière est chargée d’écrire des contenus spécifiquement pour le Vieux Continent. Une démarche qu’a déjà adoptée le journal pour l’Asie. Les possesseurs de petits téléphones portables à-tout-faire bénéficieront également du contenu à travers des paramètres spécifiques pour l’Europe.

le Maroc veille

Le Maroc confirme son engouement pour les technologies de l’information. Un bouquet de portails de veille informationnelle et documentaire (Maraacid) a récemment été lancé sous l’autorité du Centre national de documentation. Au programme, des rapports de veille thématique (tourisme, énergie et mines…) qui seront progressivement élargis à d’autres activités : industrie, artisanat, économie des services… Destiné aux entrepreneurs marocains, Maraacid s’adresse également aux entreprises françaises soucieuses de connaître l’environnement économique du Maroc.

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mémoires de quartier "podcastée"

La Maison des métallos est un établissement culturel de la Ville de Paris. Originalité de cette institution, elle réunit des pratiques professionnelles et amatrices dansle but d’échanger des savoirs. Dans ce cadre, l’institution a lancé un projet de recueil de la mémoire dans quelques quartiers. Équipés par la Maison des métallos, des amateurs éclairés parcourent et enregistrent les souvenirs de quelques habitants. Le boulevard Voltaire des années 1970 est ainsi évoqué par un coiffeur du quartier.

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DR - Francine de Auer-Véran, sous la direction

un livre

Archives de l'aéronautique militaire de la première guerre mondiale

L’ouvrage décrit par le menu la création et le développement de l’armée de l’air au cours de la Grande Guerre. Initialement considérée comme un simple outil au service des autres armées, notamment par l’artillerie pour le réglage des tirs, l’aviation est rapidement devenue autonome et s’est structurée en tant qu’arme indépendante. Le livre détaille cette évolution tant au niveau de ses responsables que de l’organisation et des sorties sur le théâtre des opérations. Un fonds constitué de près de deux cents interviews réalisées auprès d’anciens aviateurs complète l’ouvrage ainsi que de nombreuses sources complémentaires.

les travaux de l'Icann

tour le monde connaît les .fr, les .com ou les .org Peut-être verrons-nous bientôt apparaître les .paris, les .xxx ou les .amour ! En la matière, l’imagination n’a pas de limite, mais il existe des règles que les éditeurs de sites web doivent respecter. Ces règles sont édictées par l’Icann (Internet corporation for assigned names and numbers), l’autorité de régulation de l’internet. Réunie à Mexico au mois de mars dernier, l’Icann s’est penchée sur plusieurs chantiers en cours. Tout d’abord, la création de nouvelles extensions géographiques du type .france ou .bolivia : « Les gouvernements sont extrêmement sensibles à l’usage qui peut être fait de leur dénomination, selon Loïc Damilaville, adjoint au directeur général de l’Afnic ; les gouvernements souhaitent verrouiller l’usage de cette dénomination alors que certains acteurs de l’internet aimeraient bien l’assouplir. À ce jour, il est difficile de dire qui l’emportera, même si l’on note une tendance assez ferme des gouvernements à conserver leur contrôle sur ce type d’extension ».

pomme de discorde

Autre point abordé à Mexico, les frais de dossier que devront verser les candidats à une extension : 185 000 dollars [145 000 euros]. Une vraie pomme de discorde entre l’Icann et les porteurs de projet qui jugent le montant de ces frais exorbitant. Car une fois ces frais acquittés, les détenteurs d’extension devront payer un coût annuel d’utilisation et financer une campagne pour faire connaître leur extension. Certains observateurs estiment que l’ensemble des frais approche les 500 000 dollars, voire 1 million de dollars [de 390 000 à 800 000 euros]. Ultime point abordé lors de cette réunion, les relations incestueuses entre l’Icann et le gouvernement des États-Unis, qui dispose d’un droit de veto sur les décisions de l’Icann. De nombreux acteurs de l’internet espèrent que l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche changera la donne, mais rien n’est moins sûr.

les archives de Guy Debord restent

L’État français s’est opposé à l’exportation des archives de l’écrivain Guy Debord vers les États-Unis, où un centre de recherche spécialisé dans les avant-gardes avait exprimé le désir de les accueillir. Saisie par le ministère de la Culture, la commission consultative des trésors nationaux s’est opposée à ce versement outre-Atlantique. Ce fonds contient la quasi-totalité des archives de Guy Debord (1931-1994) : notes de lecture, fiches bristol, photographies, films et bien entendu des manuscrits dont celui de l’oeuvre emblématique de l’écrivain La société du spectacle.

Internationale situationniste

Cette opération de conservation en France des archives du fondateur de l’Internationale situationniste a été menée par Benoît Forgeot, libraire à Paris, qui en a inventorié le fonds. L’État dispose désormais de 30 mois pour parvenir à un accord avec la veuve de l’écrivain, Alice Debord, pour acquérir le fonds. Après accord, ces archives seront considérées comme trésor national et devraient rejoindre le département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France.

l’ancien roi Sihanouk confie ses archives à la France

La Direction des archives de France s’est enrichie d’un nouveau fonds : l’ensemble des archives privées de l’ancien roi du Cambodge, Norodom Sihanouk. Au total, 40 mètres linéaires de documents : autographes d’André Malraux, de Nelson Mandela et Yasser Arafat, mais aussi de nombreuses photographies, des livres et de la correspondance. C’est Norodom Sihanouk lui-même qui a décidé de verser ses archives à la Daf : « Il est unique qu’un chef d’État étranger donne ses archives à la France », selon Olivier de Bernon, directeur des études à l’École française d’Extrême-Orient, qui a rapatrié les 50 caisses de documents depuis Pékin, lieu de résidence de l’ancien souverain.

« ouvrez tous les placards »

Les archives conservées à Paris ont fait l’objet d’un travail de classement qui a duré trois ans et demi ; l’inventaire du fonds sera publié à la fin de l’année 2009 et sera alors accessible aux chercheurs. C’est en 2004 que Norodom Sihanouk a pris contact avec Olivier de Bernon : « Poussez les portes, ouvrez tous les placards », s’est exclamé l’ancien roi. Les archives, qui couvrent la période 1970-2007, font apparaître un homme qui a pris l’habitude de lire et d’annoter tout ce qui lui passe entre les mains. Âgé de 86 ans, Norodom Sihanouk n’en est pas moins versé dans les technologies de l’information. Son site, régulièrement mis à jour, permet de visualiser certaines archives numérisées.


DR - un aperçu de l'interface de Superdoc Web v 10

moisson de fiches

bien connu des documentalistes pour sa gamme de logiciels, Aidel propose la version 10 de Superdoc Web. Pour rappel, ses outils prennent en charge gestion des bases de données documentaires, prêts et acquisitions des périodiques. Au rayon des nouveautés de Superdoc, on trouve principalement une nouvelle interface destinée à faciliter l’accès auxdonnées et un module de catalogage chargé de la récupération automatique des notices bibliographiques de sources externes – BNF, Sudoc ou tout autre serveur Z39.50, bases de données. Baptisé Superdoc Pass, ce module est compatible avec Zotero, une extension de Firefox dédiée à la constitution de fiches bibliographiques. Autre nouveauté, le partage des notices au sein d’un réseau est disponible.

nouveaux sites d'info financière

Dans le cadre de sa mission de publicité des informations financières, la direction des Journaux officiels a lancé fin janvier le site Info-financiere.fr. Conçu en partenariat avec l’autorité des marchés financiers, ce site est alimenté à partir des informations envoyées par les entreprises cotées en bourse à l’Autorité des marchés financiers (AMF). À savoir, les rapports financiers périodiques, les informations relatives aux droits de votes, etc. Il inclura toutes les données déposées depuis 2007 par les émetteurs auprès de l’AMF. Des fonctions de recherche, par mots-clés et noms de société, d’alertes et de sécurisation des données sont incluses.

la chambre de commerce de Paris, aussi

La chambre de commerce et d’industrie de Paris met en ligne un site qui recense lesquelque 390 000 établissements dépendants des entreprises implantées dans les départements de l’Île-de-France. Les données légales, domiciliation gérant, etc. sont accessibles. Baptisé en tant que fichier des entreprises du Grand Paris, le site autorise des filtres dans les recherches par nombre d’employés, par exemple.

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