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L’Etat veut recruter des community managers pour lutter contre la propagande djihadiste

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    1 704 Français sont impliqués dans les filières djihadistes en Syrie et en Irak. Crédit : StartupStockPhotos
  • Manuel Valls a annoncé mercredi 27 mai 2015 que deux cellules de community managers seront mises en place d’ici la fin de l’année pour lutter contre la propagande djihadiste sur les réseaux sociaux.

    La lutte contre la propagande djihadiste sur les réseaux sociaux s’intensifie. Le 27 mai 2015, le Premier ministre Manuel Valls a annoncé la création de deux cellules de community managers. Elles seront opérationnelles d’ici la fin de l’année.

    Le Service d’information du gouvernement (Sig) chargé du projet explique la composition de ces deux cellules. La première sera étatique et composée de fonctionnaires issus de ministères. La deuxième cellule sera adossée à un organisme privé et animée par des militants associatifs. Cette mesure fait suite au lancement du site internet « Stop Djihadisme », destiné à « lutter contre l’embrigadement djihadiste ».

    Force des messages

    Lors de la masterclass co-organisée par le Huffington Post et l’université Paris-Dauphine, Manuel Valls a annoncé : « Nous allons mettre en place un bataillon de community managers de l’Etat pour opposer, et c’est plus difficile, une parole officielle à la parole des djihadistes et ne pas leur laisser l’espace numérique ».

    « Il faut reconnaître que leurs sites, leurs actions, leurs paroles sont très bien faits, très efficaces. C’est une véritable propagande moderne pour atteindre les esprits les cœurs et les cerveaux », a déploré le Premier ministre. Le bataillon de community managers bientôt mis en place aura donc pour objectif de proposer des contre-discours pour lutter contre la propagande djihadiste et « ouvrir les yeux à ceux qui sont embarqués dans cette logique de radicalisation violente ».

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