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Aux États-Unis, Twitter met fin à sa coopération avec les agences de renseignement

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    Le réseau social Twitter ne souhaite plus que ses données soient prémâchées pour le renseignement états-unien (Esther Vargas / Flickr)
    Le réseau social Twitter ne souhaite plus que ses données soient prémâchées pour le renseignement états-unien (Esther Vargas / Flickr)
  • Pas encore de communication officielle des acteurs, mais une enquête du Wall Street Journal citant de hauts responsables du renseignement états-unien.

    Le réseau social Twitter ne souhaite plus que ses données soient prémâchées pour les agences de renseignement états-uniennes depuis dimanche 8 mai.

    Twitter a demandé à l'entreprise Dataminr, dont il détient 5 % du capital, de mettre fin à son contrat avec la CIA, la NSA et le FBI. Depuis deux ans, l'agence compilait la totalité des messages postés sur le réseau social et vendait ses analyses « en temps réel » au renseignement.

    « Ne plus donner l'impression de collaborer »

    Aux États-Unis, ce travail assisté par de puissants algorithmes et un système de géolocalisation, avait par exemple permis d'informer les services avant les médias lors des attentats de Paris ou de Bruxelles. Ce qui en fait, pour un responsable de la NSA, « un outil d'une grande valeur ».

    La plupart des données de Twitter sont publiques, et consultables pour tous facilement. Mais Dataminr est la seule entreprise à laquelle Twitter donne accès à l'intégralité des messages postés sur le réseau en vue d'analyse « en temps réel ». Selon les sources du Wall Street Journal (WSJ), Twitter Inc. « ne souhaite plus donner l'impression de collaborer à la surveillance du gouvernement ».

    Une « démarche hypocrite »

    Twitter n'empêche en revanche pas Dataminr de continuer à travailler avec des entreprises privées comme des agences financières ou des médias d'information. Une « démarche hypocrite » selon un ancien directeur adjoint de la NSA cité par le WSJ. Par ailleurs, l'enquête n'a pas encore permis de révéler le sort du contrat de 255 000 dollars qui lie Dataminr et le Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis.

    Ce rebondissement survient moins de deux mois après qu'Apple a refusé de déchiffrer les données protégées d'un iPhone retrouvé à San Bernardino et utilisé par l'un des meurtriers. Depuis, de nombreuses polémiques opposent la Silicon Valley et le agences fédérales américaines.

    Pour le moment, ni Twitter ni Dataminr ni les agences de renseignement n'ont communiqué officiellement sur ces informations.

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