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Vu de Bruxelles : l’open data en Belgique, un essor récent

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    On peut espérer que cette multitude d’initiatives soit mieux coordonnée en centralisant davantage l’accès aux différents jeux de données disponibles et en unifiant l’usage des licences correspondantes. (justgrimes via Visualhunt.com / CC BY-SA)
  • En Belgique aussi sont développées des plateformes dédiées à la diffusion des données publiques. Cette stratégie fédérale open data se combine avec de nombreuses initiatives lancées aux échelons régionaux et municipaux.

    [De notre correspondant à Bruxelles] L’open data (défini par l’Open Knowledge Foundation comme "des données qui peuvent être librement utilisées, réutilisées et rediffusées par tous à n'importe quelle fin") fait l’objet, depuis ces deux dernières années, d’une série de mesures du gouvernement fédéral belge destinées à combler son retard dans ce domaine.

    Il a ainsi élaboré une "stratégie fédérale open data" (24 juillet 2015) et fait voter une loi (4 mai 2016) qui transpose en droit belge la directive européenne 2013/37/EU. Une task force composée de Fedict (service public fédéral ICT) et de l'Asa (Agence pour la simplification administrative) a été créée avec comme mission la mise en œuvre de cette volonté. Il est intéressant de remarquer que cette politique est à la fois justifiée par des arguments économiques (le développement d’une économie numérique) et par une motivation démocratique (transparence des pouvoirs publics). 

    Un portail fédéral

    Une première manifestation de cette volonté s’est concrétisée par le lancement cette année d’un nouveau portail Data.gov.be qui proposera progressivement l’ensemble des données disponibles au niveau fédéral.

    Ce portail offre actuellement plus de 6 000 jeux de données regroupées dans 14 catégories (de agriculture et pêche à transport) provenant essentiellement des différents services et administrations fédérales. Il propose aussi des métadonnées de jeux de données de pouvoirs publics régionaux ou locaux. 

    Ces données sont actuellement couverte par une licence libre (compatible avec la Creative Commons Attribution License 4.0 et l’Open Data Commons Attribution License) ou, lorsqu’elles ne peuvent pas être mises à disposition sous ces seules conditions, par une licence type qui propose une formule de contrat spécifique entre le producteur (l’administration) et l’utilisateur. Elles sont disponibles selon les cas dans une vingtaine de formats différents (XLS, WMS, WFS, HTML, JSON…).

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    Trois portails régionaux

    Les trois régions fédérées (Flandre, Wallonie et Bruxelles-Capitale) disposent également de leur propre portail. Cependant, on constate de grandes différences concernant l’importance de leurs collections : celui de la région flamande Opendata.vlaanderen propose plus de 4 000 jeux de données, alors que ceux des régions wallonne Data.digitalwallonia et bruxelloise Opendatastore.brussels n’offrent respectivement que 150 et 90 jeux.

    De nombreuses villes et communes participent aussi à cet effort en lançant leur propre portail comme, par exemple, Anvers, Gand, Namur ou la ville de Bruxelles, avec cette situation paradoxale que le portail de cette dernière contient plus de jeux de données que celui de la région à laquelle elle appartient !

    Certaines administrations fédérales disposent également d’un portail spécifique. C’est en particulier le cas de la direction générale statistique qui met en ligne une centaine de jeux de données "open data-statistics Belgium", dont une partie seulement est reprise par le portail fédéral.

    Une nouvelle culture

    On ne peut évidemment que se réjouir de constater une adhésion de plus en plus marquée des producteurs de données publiques à l’open data et souhaiter qu’elle continue à se développer largement. Mais on peut espérer que cette multitude d’initiatives soit progressivement mieux coordonnée en centralisant davantage l’accès aux différents jeux de données disponibles et en unifiant l’usage des licences correspondantes.

    C’est l’émergence d’une nouvelle culture de l’ouverture des données publiques qui apparaît enfin et qui doit encore trouver ses marques.

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