Agnès Caron, une vie dédiée à l’accompagnement

Le 01/11/2017 (Mis à jour le 07/11/2017) - Par Jamila Chafii
Agnès Caron est la directrice de l'EBD depuis octobre 2016 (Archimag)

Agnès Caron est depuis octobre 2016 directrice de l’École des bibliothécaires-documentalistes (EBD). Originaire de Tours où elle fait ses études de lettres, celle qui se voulait enseignante se tourne finalement vers la documentation.

Elle trouve alors « intéressant de pouvoir traiter l’information et proposer des services pour pouvoir accéder à cette information ». Animée par le contact avec les jeunes, elle postule au CIDJ (Centre d’information et de documentation jeunesse, Paris) et y restera plus de trente ans avant de rejoindre la direction de l’EBD.

Au CIDJ, elle commence d’abord en étant documentaliste-rédactrice-informatrice avant de devenir directrice des ressources humaines où elle dirige une équipe d’une dizaine de personnes. À son poste, elle est en charge de « tout ce qui est question de gestion des bases de données et services aux utilisateurs ».

Un bon entraînement pour celle qui est maintenant chargée des enseignements, du planning des soutenances des étudiants, etc.

une directrice qui innove sans cesse

« Cette année, on a déjà intégré de nouveaux contenus, notamment tout ce qui concerne l’intelligence économique ». Les employeurs sont en effet à la recherche de candidats formés dans ce domaine-là. Agnès Caron fait appel à des professionnels pour qu’ensemble ils construisent un module qu’elle propose immédiatement à ses étudiants.

Pour la directrice de l’EBD, « les métiers évoluent, les méthodes évoluent, les outils évoluent et l’enseignement se doit lui aussi d’évoluer ». ll faut alors adopter un comportement actif plutôt que passif et être en mesure de proposer en cours d’année des enseignements sur de nouveaux domaines qui aideront les étudiants dans leur insertion professionnelle.

Pour cela, elle n’hésite pas, avec son équipe, à visiter les lieux d’apprentissage de ses étudiants. « On parle avec les professionnels, les responsables des services de documentation, les responsables des services de bibliothèques, raconte-t-elle, et on leur demande si nos outils sont les bons et s’ils pensent que nos élèves sont bien formés. On s’adapte vraiment aux besoins du marché de l’emploi. »

« les jeunes, c’est l’avenir, c’est l’espoir »

D’abord au CIDJ puis à l’EBD, Agnès Caron a toujours montré son enthousiasme à travailler aux côtés des jeunes. « C’est vrai que je suis plus attirée par la génération Y que par les seniors. Ce qui est intéressant, c’est l’intergénérationnel. Pouvoir mélanger les jeunes et les moins jeunes, tout le monde s’enrichit, les anciens apportent aussi leurs expériences professionnelles, les jeunes, leur fougue et leur fraîcheur ».

Lorsqu’on lui fait remarquer que la formation des jeunes à été le fil conducteur de sa carrière, Agnès Caron reconnaît : « J’avais très envie de transmettre, d’être dans une logique d’échange. C’est ma fibre sociale ! »

C’est cette même fibre sociale qui lui donne l’idée de créer un programme d’aide à l’insertion des jeunes en situation de handicap en 2010, étant lassée des idées reçues selon lesquelles plusieurs secteurs d’activité sont complètement fermés aux personnes et aux jeunes en situation de handicap.

Elle crée donc ce programme et leur propose « de les accompagner avec les enseignants, les entreprises ».

Avec une équipe réduite, elle met en place plusieurs partenariats ; « on avait des partenariats avec les missions handicap des entreprises pour leur proposer des formations en alternance, leur proposer des aides à la fois logistiques, pédagogiques et financières. Et aussi, accompagner les familles, dans ce parcours du combattant pour pouvoir disposer des aides adéquates ».

un projet destiné à se développer

« Au départ, j’ai fait ça en plus de mon poste de directrice de ressources documentaires et puis après, on a constitué une équipe dédiée, donc il y avait quelqu’un à la communication qui s’occupait justement de contacter les enseignants, le rectorat de Paris... On organisait des forums à la fois d’orientation et d’insertion avec des entreprises qui viennent spécifiquement embaucher ou insérer des jeunes en situation de handicap quel que soit le secteur d’activité ».

Ce projet qui lui tient très à cœur la suit même à l’EBD qu’elle avait déjà repérée comme une école « handi accueillante » lorsqu’elle était au CIDJ. C’est d’ailleurs l'une des raisons pour lesquelles elle a accepté ses nouvelles fonctions.


Elle like :

Son style de musique préféré : pop-rock

Sa ville préférée : Tours

Son livre préféré : « Une vie » de Guy de Maupassant

 

 

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