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Le digital ethics officer (DEO) : manager des enjeux éthiques et juridiques de l'IA et des données

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    Entre l’innovateur, le déontologue et le juriste, le digital ethics officer (DEO) sera la clé de voûte d'un nouveau management, à l’épicentre de l’analyse éthique, juridique et stratégique des projets digitaux de demain. (Freepik/starline)
  • Dans le prolongement du délégué à la protection des données (DPO), le digital ethics officer (DEO) disposera d’une double compétence numérique et juridique. Son rôle ? Accompagner un déploiement éthique et respectueux des droits fondamentaux de l’intelligence artificielle (IA). Côté régulation, la « soft law » est privilégiée à la « hard law » pour tenir compte de l’évolution rapide de ces technologies. Pour le DEO, il s’agira également d’évaluer et de garantir la « compliance numérique » des grandes entreprises numériques européennes par rapport à ces nouveaux standards juridico-éthico-numériques.

    Temps de lecture : 6 minutes

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    La pandémie de Covid-19 et les diverses périodes de confinement dans le monde ont relancé le débat sur la conciliation entre la préservation des droits et libertés fondamentaux et l’utilisation des technologies pour lutter contre la crise sanitaire.

    Plus que jamais, le sujet des libertés numériques est au cœur du débat public. Lors du débat parlementaire sur l’application Stop Covid, l’Institut des droits fondamentaux numériques a plaidé pour la  consécration d’une nouvelle déclinaison de la liberté fondamentale d’aller et venir : celle de se déplacer sans traçage numérique.

    En effet, si les applications actuelles des technologies digitales - dont notamment l’intelligence artificielle et l’utilisation des données personnelles - viennent remettre en cause certains acquis dans nos libertés publiques, il nous appartient collectivement d’être résilients et de repenser leurs applications dans ce nouveau paradigme.

    enlightenedLire aussi : Intelligence artificielle et éthique : ce qui les rapproche, ce qui les oppose

    1. L’absence de séparation des pouvoirs dans la société numérique

    Comme l’éminent professeur de droit Lawrence Lessig l’avait formulé dans un article en 2000, « Code is law », la régulation du numérique passe aujourd’hui davantage par l’architecture technique des plateformes que par les normes juridiques. De plus, la situation oligopolistique des Gafam sur les marchés du numérique en font les véritables régulateurs.

    Les Gafam sont en effet à l’origine de normes privées, pouvant s’expliquer techniquement ou non, conditionnant l’accès à leurs technologies, que ce soit pour des professionnels ou des particuliers. Nous connaissons bien aujourd’hui les conséquences de telles normes privées : diffusion massive de fausses inform....
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    Vous êtes veilleur, documentaliste, community manager ou iconographe ? Vous recueillez de l’information textuelle, image ou vidéo que vous traitez et diffusez à vos utilisateurs ou clients sous forme de livrables ou autres ? Attention ! vous le savez, juridiquement, on ne peut pas faire tout ce que l’on veut avec l’oeuvre d’autrui. Il faut savoir situer où un droit d’auteur s’exerce, recourir rigoureusement au droit de citation, payer éventuellement une redevance, etc. Ce dossier fait témoigner différents métiers au sujet de leurs pratiques quotidiennes et propose un point juridique synthétique propre à chaque problématique, validé par le juriste Didier Frochot (Les Infostratèges). Une société de gestion du droit d’auteur, le Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC), explique son rôle et son pouvoir de contrôle.
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