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Et si Google était rattrapé par la justice européenne

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    Logo de Google sur un bâtiment en construction à Dublin. Crédit : Carlos Luna
  • Cela fait maintenant cinq ans que l’autorité européenne de la concurrence accumule des preuves d’abus de position dominante contre Google. En cas d’amende, l’addition pourrait s’annoncer très salée pour le géant américain du web.

    Alors que plus de 90% des recherches internet d’Europe sont effectuées par le biais de Google, le moteur de recherche américain se retrouve sous l’œil attentif de l’autorité européenne de la concurrence. Pillage de données, abus de position dominante, pratiques anticoncurrentielles, mise en avant de certains sites au détriment d’autres sans justification. La liste des accusations prononcées par les adversaires de Google est longue.

    Interrogée par le Wall Street Journal, une source proche du dossier précise que Margrethe Vestager, la nouvelle commissaire européenne à la concurrence « prévoit de faire avancer l’affaire dans un délai relativement court ».

    Quelles sanctions ?

    En cas de décision de l’autorité européenne de la concurrence en défaveur de Google, l’amende pourrait être très élevée. La loi prévoit une amende à hauteur de 10% du chiffre d’affaires de l’entreprise condamnée. Elle risque donc de dépasser les 6,5 milliards de dollars.

    En plus d’une amende, Google pourrait être amené à modifier un certain nombre de ses pratiques :

    • séparer ses activités comme cela a été voté en novembre 2014 par le Parlement européen ;
    • mieux signaler les contenus sponsorisés par le moteur de recherche ;
    • renoncer à l’existence de Google comme moteur de recherche par défaut.

    L’affaire peut encore connaître de multiples rebondissements. Consensus ou condamnation, le dialogue entre Google et l’autorité européenne de la concurrence est à suivre de très près.

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