Open access : une voie royale pour le partage de la connaissance ?

Le 13/12/2016 - Par Eric Le Ven
"Nous avons un problème avec les gens qui profitent de l’open access pour arnaquer les autres", soulignait la FTC, tout en se refusant à prendre position dans le débat entre open access et publication traditionnelle. (zinetv via Visual hunt / CC BY-NC-ND)

L’open access, c’est l’opportunité pour les lecteurs du monde entier d’accéder gratuitement à des travaux de recherche et des publications scientifiques. Pour les auteurs, c’est un moyen efficace de diffuser leurs travaux à grande échelle et de se faire connaître. Mais cette volonté de partage des connaissances se heurte à plusieurs écueils.

Né dans les années 90 avec l’arrivée d’internet, l’open access (accès ouvert) n’est ni plus ni moins qu’un mode de diffusion et d’accès à la littérature scientifique. L’ambition première étant de proposer un accès en ligne gratuit aux publications scientifiques (études, thèses, travaux de recherches, comptes-rendus, etc.). Il s’est développé grâce à la création d’archives ouvertes (réservoirs où sont déposées des données issues de la recherche scientifique et de l’enseignement et dont l’accès se veut ouvert), à des incitations politiques et au développement de nouveaux modes de publication.

Contournant le circuit traditionnel auteur-éditeur-bibliothèque-lecteur, l’open access déverrouille totalement l’accès à ce type de publications.

Des divergences d'intérêt problématiques

L’open access crée en même temps un point d’achoppement entre les différents acteurs de cet univers : les éditeurs, d’un côté, qui, pour financer leurs activités, imposent l’accès à ces contenus via des formules d’abonnement ; les chercheurs et leurs institutions, de l’autre, qui souhaitent coûte que coûte valoriser leurs travaux ; et les centres de documentation et les bibliothèques, dont les budgets sont de plus en plus comprimés et qui peinent à proposer des accès à ces publications. Les productions scientifiques restent ainsi souvent enfermées derrière des barrières budgétaires et techniques. Un comble pour les travaux financés par des fonds publics.

Green or gold ?

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DOSSIER Métiers de l’information : visages de la francophonie

Et si l’on élargissait notre horizon ? En France, archivistes, bibliothécaires, documentalistes, veilleurs ont des identités souvent bien arrêtées, parfois des racines historiques profondes, mais qu’en est-il au-delà des frontières ?

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