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On a trouvé le chaînon manquant

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    Mesurer les informations, les structurer et les transformer en chiffre d'affaires.
    Mesurer les informations, les structurer et les transformer en chiffre d'affaires.
  • L’intelligence économique collaborative : quand la veille se nourrit de l’intelligence collective à travers le réseau social d’entreprise (RSE).

    PUBLI-INFO/AVIS D'EXPERT. La recherche d’information pertinente pour une prise de décision circonstanciée est l’apanage du veilleur. « Veillez et collectez des informations, c’est le fonds qui manque le moins », aurait pu déclamer Jean de la Fontaine aux veilleurs de la génération web collaboratif (2.0) et web sémantique (3.0). Et le fabuliste aurait raison, le nombre de pages web étant estimé à plus de mille milliards.

    « Creusez, fouillez, bêchez ne laissez nulle place où la main ne passe et repasse ». Tel était la réalité du veilleur il y a encore quelques années. Aujourd’hui, les outils de collecte intelligente d’information (smart crawl) permettent de réaliser un gain de temps considérable, ce qui servira aux veilleurs à analyser l’information afin de faciliter la prise de décision.

    La veille fait ainsi partie intégrante de la stratégie de l’entreprise, puisqu’elle visera à comprendre les comportements futurs des clients, des fournisseurs et des concurrents.

    Le réseau social d’entreprise : outil indispensable à l’heure de l’économie de la connaissance

    La connaissance se trouve au cœur de la compétitivité des entreprises depuis l’essor de l’économie de la connaissance. Les entreprises les plus compétitives sont celles qui favorisent la circulation des savoirs. Le modèle de l’entreprise traditionnelle, jacobine, a du plomb dans l’aile.

    Dans cet élan de favoriser la circulation de l’information et de la connaissance dans les organismes, les entreprises ont mis en place une pléthore d’outils, le plus connu étant bien entendu le CRM (customer relationship management). Le dernier né de ces outils est le réseau social d’entreprise (RSE), qui se veut un « open space » virtuel où les membres peuvent échanger des informations, des « trucs et astuces »… Une sorte d’intranet nouvelle génération.

    En 2014, le marché hexagonal des RSE s’établissait à 56 millions d’euros selon Collaboratif-Info. Parmi les grands noms des RSE, on peut citer pêle-mêle Yammer, IBM Connections, BlueKiwi, Chatter. Bien implanté, le RSE arrive à faire émerger de « nouvelles façons d’échanger et de travailler bien plus efficaces que le sacro-saint mail, notamment pour la gestion de projets ».

    La veille dans une dynamique collaborative

    En réalité, le RSE peut couvrir un champ beaucoup plus large qu’un simple remplacement des mails, notamment en matière de veille. En effet, à l’heure de l’économie collaborative et de la connaissance, une bonne articulation de la veille et du RSE s’avère assez efficace pour la compétitivité de l’entreprise.

    Il est généralement admis que le cycle de la veille soit : collecter, analyser, diffuser l’information. Avec le RSE, la diffusion d’informations peut donner lieu à des discussions qui vont confirmer ou infirmer cette dernière. Ce passage de l’information dans la « moulinette RSE » l’enrichit et la rend encore plus qualitative. L’intelligence économique devient alors l’intelligence économique collaborative.

    Le chaînon manquant : transformer les résultats de l’intelligence collaborative en chiffre d’affaires

    Le réseau social de l’entreprise devient également le lieu où le veilleur va devenir proactif et se saisir des sujets, comprendre les centres d’intérêts et les tendances du marché. Souvenons-nous de ces discussions que l’on a pu avoir autour de la machine à café concernant une rumeur sur un concurrent ou un client. Si cette discussion a lieu sur le réseau social de l’entreprise, le veilleur paramétrera alors son outil de collecte d’information afin d’enrichir le débat et la connaissance des décisionnaires. Des groupes de discussion sur le RSE peuvent aboutir aussi à des groupes-projets qui seront alimentés en information par la veille.

    Avec les informations issues de l’interaction de la veille et des groupes de discussion du RSE, l’entreprise disposerait d’une matière première dont la valeur serait incommensurable. « Ce qui ne se mesure pas, n’existe pas », aimait dire Niels Bohr. Il ne reste plus qu’à donner une existence à ces informations, en les mesurant, en les structurant et les transformant en chiffre d’affaires. La business intelligence offre pour cela des outils bien adaptés. Et le chaînon manquant est ainsi découvert, donnant un sens concret à la virtualité du web.

    Alou Sissoko, consultant-formateur chez KB Crawl

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