Article réservé aux abonnés Archimag.com

Des scanners de livres aux petits soins

  • 306 3_6 Scanners Photo 10 - SV600_overhead_e.jpg

    Avec la numérisation du patrimoine, les demandes évoluent et les fabricants se mettent à la page (Fujitsu/DR)
  • Quel scanner de livre choisir ? A quelles fonctionnalités être attentif ? Archimag passe au crible les caractéristiques de ces "amis" du patrimoine.   

    2017 est une grande année pour les scanners dédiés à la numérisation du patrimoine, et surtout pour leurs utilisateurs. En effet, ces derniers peuvent désormais se reposer sur une nouvelle norme, l'Iso/TS 19264, éditée en avril dernier, qui permet d'évaluer et garantir la qualité des systèmes d'imagerie dans le domaine du patrimoine culturel.

    Cette norme apporte aux clients une véritable garantie au niveau de la qualité d'image tout en offrant aux fabricants de scanner...

     ...une référence sur laquelle s'appuyer qui les aidera dans leurs développements.

    Au niveau de leurs demandes, les clients recherchent évidemment les systèmes les plus polyvalents possibles, capables de traiter proprement leurs originaux en offrant le meilleur compromis entre qualité, prix et productivité selon leurs besoins.

    Mais leurs demandes évoluent, comme le confirme Denis Lupin, vice-président Strategic Projects de Spigraph : "Il semble que les documents les plus "simples" aient été numérisés, explique-t-il, et que les programmes futurs de numérisation portent sur les collections rares et précieuses. Le respect du livre, de sa reliure et la possibilité d’une ouverture partielle (120°) sont désormais une demande récurrente".

    Et si l'utilisation d'une vitre pour plaquer les ouvrages est encore admise, c'est à condition de pouvoir gérer la pression exercée par celle-ci, manuellement ou automatiquement. 

    Patrice Letailleur, responsable commercial chez Zeutschel, confirme cet engouement des clients pour ces nouvelles techniques : "Leurs demandes évoluent en même temps que les technologies, explique-t-il ; par exemple, ils sont de plus en plus à la recherche de porte-documents intelligents qui puissent être contrôlés numériquement". 

    Quelques critères décisifs

    S’appuyer uniquement sur une brochure et un prix ne permet évidemment pas de choisir le scanner de livre le plus adapté, car il existe encore des différences technologiques importantes.

    "Il est impératif de choisir un scanner correspondant à ses besoins et qui saura, grâce à un support technique performant et à des mises à jour régulières, fonctionner pendant de longues années, précise Denis Lupin ; on voit malheureusement trop d’équipements qui ne sont pas utilisés car non adaptés, en panne ou obsolètes, mais qui étaient initialement les moins chers".

    Parmi les fonctionnalités essentielles, les clients doivent être attentifs à quelques critères décisifs tels que la qualité d'image (norme Iso 19264), un éclairage respectueux et un porte-document traitant précautionneusement le document.

    "Une application pilote intelligente et complète de management du document permettra de limiter les manipulations pour continuer la production", ajoute Patrice Letailleur, de Zeutschel.

    Ce que confirme Mounir Amara, président d'IMDS, pour qui "le cycle de numérisation doit être le plus court possible ; c’est-à-dire le scan, mais aussi toutes les manipulations nécessaires pour disposer de l’image".

    Une attention particulière doit également être portée à la profondeur des images en acquisition et en sauvegarde : "La profondeur de 48 bits est aujourd’hui la meilleure pour les images servant à la conservation", ajoute-t-il.

    Pour finir, il est vivement recommandé de demander au distributeur une présentation du scanner choisi, notamment afin d'évaluer sa productivité réelle. "Les brochures indiquent la vitesse de numérisation, mais rarement un temps complet de cycle, ou la productivité réelle horaire", confirme Denis Lupin, de Spigraph.

    La démonstration, qui permettra également d’évaluer l’ergonomie du matériel, devra se faire, si possible, en présence des opérateurs qui seront amenés à l'utiliser.

    <<< Télécharchez ici le tableau comparatif des scanners de livres.>>>

    Cet article vous intéresse? Retrouvez-le en intégralité dans le magazine Archimag !

    À malin, malin et demi ? Aujourd’hui, la fraude documentaire peut se cacher partout : papiers d’identité, factures, diplômes, etc. Autant de documents où l’on a du mal à distinguer le vrai du faux. Jusqu’à ce que justement, les spécialistes du document s’en mêlent et mettent leurs technologies à disposition pour permettre des vérifications et lutter contre la fraude.
    Acheter ce numéro  ou  Abonnez-vous

    À lire sur Archimag

    Le Mag

    Tout Archimag, à partir de 9,50 €
    tous les mois.

    Le chiffre du jour

    C'est le nombre d'avis émis par la Commission d'accès aux documents administratifs depuis 1978.

    Recevez l'essentiel de l'actu !

    Ex Libris banner.jpg

    Indispensable

    Bannière BDD.gif