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Denis Berthault, nouveau président du GFII : vers une refonte de l'association

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    Denis Berthault, élu président du Groupement français de l'industrie de l'information (GFII) en juillet 2018. (Archimag/CJO)
  • Entretien avec Denis Berthault, directeur du développement des contenus en ligne chez LexisNexis. Il a été élu président du GFII (Groupement français de l'industrie de l'information) en juillet dernier et se confie sur la refonte de l'association qui se profile ainsi que sur les orientations qu'il souhaite impulser. 

    Quelles orientations souhaitez-vous impulser au sein du GFII ?

    L'ADN de l'association est assez spécial, et donc assez subtil à développer car il repose sur des critères originaux et d’une grande diversité. Il consiste à faire travailler ensemble, concrètement et sur des dossiers complexes, le secteur public et le secteur privé, des grandes ou des petites organisations, des start-up et des grands groupes, des  producteurs et/ou des réutilisateurs et/ou des clients de contenus ou de données. Bref, une alchimie aussi rare que précieuse, mais surtout des acteurs qui ne se rencontreraient nulle part ailleurs et qui ont un but commun : travailler ensemble et mesurer concrètement l’application des technologies aux contenus ou aux données, tout en considérant aussi les aspects économiques (business models) et juridiques des nouvelles technologies appliquées aux contenus (text data mining, algorithmes, droit des données, RGPD, droit d’auteur,...).

    Bien entendu, ces acteurs regroupés en différents groupes de travail, visent à produire, à l’écart des modes, du superflu ou des intérêts catégoriels, des études ou des prises de position argumentées, sérieuses et non partisanes qui peuvent parfois, révéler l’existence de divergences au sein des groupes de travail. Nous ne sommes ni monolithiques, ni évanescents....J’ajoute que nous nous situons exclusivement dans le BtoB et que nous pensons que c’est en grande partie de là que viendra le développement de l’économie numérique en France que nous appelons tous de nos vœux.

    C'est une refonte totale de l'association, qui semble se profiler ?

    Nous avons en effet besoin de renouveler l'utilité du GFII. Les nouvelles technologies sont parfois traitées avec trop de légèreté, sans bénéficier des approfondissements qu'elles méritent. Aujourd'hui, nous souhaitons en voir des applications concrètes et comprendre comment elles peuvent aider les fonctions dans les organisations afin qu'elles s'en emparent. 

    Pour conforter cette dynamique de changement, une enquête a été menée sur les préoccupations de nos membres et c'est sur la base de cette étude que le GFII va pouvoir évoluer. Nous avons heureusement un conseil d'administration qui prend très à cœur ce besoin d’évolution et qui s’implique. De mon côté, je me donne comme tâche de développer l’audience auprès de nos membres actuels, élargir le nombre de nos adhérents et renforcer la dynamique et d'inscrire cette association dans le temps et la durée.

    Aussi, nous réfléchissons au rajeunissement et à l’évolution des groupes de travail actuels qui embrassent des thèmes structurants et indémodables (open data, TDM, big data, veille économique, etc.) ou  la création de nouveaux groupes sur les nouveaux sujets : IA, open science,....nous n’excluons pas d’en supprimer un ou deux si le thème est dépassé. L’essentiel est que ces groupes travaillent et donnent au GFII la matière première (étude ou prises de position) qui sera ensuite présentée aux institutions (gouvernement, assemblées, politiques), aux décideurs et, plus généralement, à tous ceux qui s’intéressent à ce développement. J’ajoute que les groupes de travail sont très appréciés de nos membres.

    Par quoi allez-vous commencer ?

    Nous avons déjà commencé ! Nous venons de recruter une nouvelle Déléguée générale, qui sera la pierre angulaire pour une association telle que le GFII. Nous cherchons à améliorer les échanges et la circulation de l'information entre les membres et entre les groupes grâce à notre réseau social interne baptisé AMICO qui reste encore sous-exploité. Nous allons aussi développer des pistes de coopération avec les autres associations de notre écosystème sur des sujets transversaux ou verticaux. 

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