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Information professionnelle : progrès du libre accès à l'étranger

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    Depuis un amendement du 1er juillet 2015 de la loi néerlandaise sur le droit d’auteur, les chercheurs sont autorisés à rendre leurs articles librement accessibles. (Flickr/h_pampel)
  • Sommaire du dossier :

    Petit tour du monde (non-exhaustif) du mouvement de l'open access.

    Des Pays-Bas on connaît les puissants éditeurs (Elsevier, Wolters Kluwer...) et le poids qu'ils représentent sur le marché de l'information professionnelle. On sait moins que le pays des tulipes est aussi celui qui milite pour le libre accès. Depuis un amendement du 1er juillet 2015 de la loi néerlandaise sur le droit d'auteur, les chercheurs sont autorisés à rendre leurs articles librement accessibles. Plusieurs conditions sont cependant posées : les articles doivent être financés (en partie ou totalement) par des fonds publics et être publiés après un délai "raisonnable". Une association universitaire a même réussi à négocier avec Springer un accord permettant à un chercheur membre d'une université néerlandaise de publier un article en libre accès sans frais supplémentaires. Un accord similaire a été également passé avec Elsevier.

    Les pays-Bas ne sont pas le seul pays à s'engager dans le mouvement du libre accès. Au Canada, et notamment au Québec, le portail Erudit permet aux chercheurs de déposer au format numérique des articles, des ouvrages et des thèses. Le dépôt de documents s'opère "sans frais initiaux, ni paiements récurrents". A ce jour, le portail héberge 3 300 documents provenant de 37 centres de recherche. Erudit diffuse en outre plus de 150 revues savantes culturelles consultées dans 35 pays par plus de 1 100 établissements abonnés.

    L'open access au coeur du programme "Horizon 2020"

    Au Royaume-Uni, un organisme représentant les institutions universitaires a négocié avec Springer un accord autorisant la mise à disposition en libre accès d'articles provenant de 1 600 revues détenues par l'éditeur. Cet accord ne porte cependant que sur les textes produits par des chercheurs membres d'institutions britanniques.

    Quant à l'Union européenne, elle milite elle aussi pour la généralisation du libre accès. Dans un document du 17 juillet 2012, la Commission recommandait aux Etats membres "de définir des politiques claires en matière de diffusion des publications scientifiques issues de la recherche financée par des fonds publics et du libre accès à ces dernières". Pour Bruxelles, l'open access figure au coeur du "plus grand programme de recherche et d'innovation jamais lancé par l'UE". Baptisé "Horizon 2020", ce chantier est doté d'un budget de 80 milliards d'euros pour la période 2014-2020.

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    Au sommaire

    - Transition bibliographique : la revanche des données ?
    - Archives sinistrées : les gestes qui sauvent
    - RSE : apprendre de ses erreurs​
    - L’enseignement de la veille : une mosaïque propre au Québec

    DOSSIER Information professionnelle : je t'aime, moi non plus​

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    - Dématérialiser les bulletins de salaire
    - Logiciels pour bibliothèques : un chiffre d’affaires en baisse de 5 %
    - Veiller en 1 heure : mission impossible ?
    - Droit : qui est auteur ?​
    - Favoris : extensions Gmail​
    - Sergent-chef Florent, documentaliste aéronautique en « opex »​​
    - Aude Gobet : « cette documentation est le seul endroit où les mondes du musée, de l’université et du marché de l’art se croisent quotidiennement »
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