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L'intelligence économique pour les nuls : "Les dispositifs de veille sont largement perfectibles"

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    "aujourd’hui, notre discours est à contre-courant du pessimisme ambiant" (Pixabay/SplitShire)
  • Trois questions à Eric Delbecque, auteur de "L'intelligence économique pour les nuls" (First Edition).

    A qui s'adresse l'ouvrage "L'Intelligence économique pour les nuls" ? 

    Aux publics les plus variés. Ceux qui ne connaissent pas la discipline pourront l’appréhender dans sa transversalité : l’ouvrage exploite l’ensemble des sciences humaines pour expliquer ce qu’est l’intelligence économique (IE). Quant aux personnes plus averties, elles pourront creuser des points particuliers et des aspects opérationnels (histoire de l’IE, politique publique, bonnes pratiques, etc.), tout en remettant en perspective l’intelligence économique d’un point de vue théorique. 

    Quel rôle l'économie de la connaissance peut-elle jouer dans une démarche d'intelligence économique ? 

    L’information est le socle de la démarche de veille et la cristallisation de la connaissance forme son résultat. Il faut ainsi plutôt voir l’intelligence économique comme l’un des instruments pouvant aider au progrès de l’économie de la connaissance. Bâtir de la connaissance exploitable par des organisations pour favoriser la performance, le développement, constitue l’objet même de la stratégie et de l’activité quotidienne des veilleurs. La veille forme l’instrument indispensable permettant aux deux autres savoir-faire de l’IE (la sûreté et l’influence) de s’exercer.

    Cet ouvrage s’efforce de retracer les « chemins » de la veille depuis ses origines (l’Antiquité) jusqu’à notre époque marquée par l’entrée dans le cybermonde. Ce qui permet de préciser ce que sont l’économie de la connaissance et la société de l’infor

    mation. Les données, les informations et les connaissances ne sont pas des notions interchangeables, et c’est tout le propos de la veille, en IE, de distinguer les unes des autres. Au risque, dans le cas contraire, d’échouer dans le processus d’anticipation et de tomber dans les pièges de la guerre de l’information, c’est-à-dire dans les filets de la désinformation… 

    Les entreprises françaises sont-elles "nulles" en matière d'intelligence économique ? 

    On ne peut pas porter un jugement global. Certaines sont extrêmement avancées en la matière, d’autres ont des marges de progression et d’autres encore n’ont toujours pas commencé à en assimiler les principes ! D’un point de vue opérationnel, le bilan apparaît donc extrêmement hétérogène. En regard du contexte dans lequel nous vivons, les questions de sûreté mobilisent de manière prioritaire.

    Les dispositifs de veille restent encore largement perfectibles, même si des progrès ont été faits, notamment via le web. De surcroît, on oublie un peu trop souvent qu’une veille « pointue » exige d’abord d’excellents capteurs humains et réseaux d’experts. En revanche, les stratégies d’influence tiennent carrément du chantier jamais livré ! Des bouts de ceci ou de cela existent, mais il est difficile de citer en exemples des projets cohérents, patiemment construits, dans les entreprises françaises. 

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