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Comment bien choisir son logiciel de veille ?

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    Le tableau ci-dessous recense une vingtaine d’éditeurs et autant de solutions dédiées à la veille sous toutes ses formes (sapheron / VisualHunt / CC BY-SA)
  • L'arrivée de nouveaux éditeurs de logiciels de veille dédiés à la e-réputation offre un plus grand choix aux entreprises. Mais tous les logiciels ne se valent pas en termes de fonctionnalités... ni en termes de prix. Passage en revue.

    A en croire les spécialistes, la fonction veille serait en passe de se diluer dans l'entreprise et ne serait désormais plus l'apanage des seuls veilleurs professionnels. L'avenir dira si ce phénomène encore marginal devient réalité. Toujours est-il que le nombre d'éditeurs de solutions de veille s'accroît, lui aussi, à vue d'oeil. Les nouveaux entrants - moins de dix ans d'existence - étant particulièrement présents sur le segment e-réputation. 

    Le tableau ci-après recense une vingtaine d'éditeurs et autant de solutions dédiées à la veille sous toutes ses formes : concurrentielle, juridique, brevet, technologique, image... Premier constat : ces logiciels sont quasiment tous proposés en mode Saas (en ligne et sans installation préalable sur le poste informatique). Il s'agit là d'un tournant majeur car, jadis, ces logiciels étaient surtout commercialisés via une installation sur le serveur du client. Certains secteurs sensibles préférant en effet "sanctuariser" leur activité de veille dans une infrastructure informatique interne. Aujourd'hui, le mode Saas semble ne plus effrayer les entreprises. Mais les acteurs historiques (KB Crawl, Iscope, GB Concept...) continuent de proposer un mode serveur à destination de leurs clients les plus soucieux de confidentialité. Quant au mode Saas, devenu majoritaire, il présente l'avantage d'être compatible avec tous les systèmes d'information et permet une consultation depuis un simple navigateur.

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    Catégorisation automatique

    Deuxième constat, certains des logiciels présentés dans ce tableau sont aujourd'hui en mesure de 

    collecter à peu près tout ce qui se dit sur le web : sites traditionnels, réseaux sociaux, forums de discussion, bases de données, images, vidéo... Mais attention, seuls les logiciels les plus puissants peuvent prétendre à cette surveillance à 360 degrés. Il est donc conseillé aux entreprises de déterminer avec précision leurs besoins informationnels avant d'opter pour une solution survitaminée. Il faut ensuite tenir compte des contraintes budgétaires et de la taille de la structure. Inutile d'acquérir une Ferrari pour exploiter un corpus de veille hyper spécialisé. D'autant qu'un vaste corpus de veille génère mécaniquement un fort volume d'informations à traiter. D'où l'intérêt de disposer d'un module de catégorisation automatique. Celle-ci peut se faire via un plan de classement des thèmes de veille (pays, langue...). Proposée par la totalité des éditeurs réunis dans ce tableau, la catégorisation automatique peut également être désactivée et réalisée de façon manuelle par le veilleur.

    Moins répandue, l'analyse automatique de tonalité (positive, neutre, négative) est un vieux serpent de mer de la veille ! Certains lui déniant tout caractère de fiabilité, d'autres estimant qu'elle permet en un coup d'oeil de vérifier avec justesse la réputation d'une marque ou d'une personnalité sur le web. Pour les éditeurs qui la proposent, ses performances s'améliorent avec le temps "grâce à la prise en compte du contexte sémantique spécifique du secteur et de la thématique d'application".

    De même, le résumé automatique apparaît comme une bonne idée face aux volumes de rapports générés par l'activité de veille. Mais, seule la moitié des éditeurs le proposent... et encore sous des formes diverses : extraits pertinents, sélection de zones de contenus, étude de tendances... 

    Toutes les langues du monde

    Bonne nouvelle pour les organisations qui doivent veiller sur un environnement international, les logiciels exploitent les langues étrangères sans restriction : langues latines bien sûr mais aussi le russe, l'arabe, le japonais, le chinois... L'éventail des langues traitées varie de deux (français, anglais) à "toutes".

    Qui dit forts volumes, dit problèmes d'accès à l'information. Les éditeurs l'ont bien compris. Ils proposent de nombreuses formes de visualisation afin de faciliter la lecture, au moins à un premier niveau : graphiques en tous genres, nuages de mots-clés, listes, géolocalisation...

    Côté tarification, cela va de la gratuité à 20 000 euros par an ! Entre les deux, il est possible de trouver une solution à quelques dizaines d'euros par mois... D'une façon générale, les prix les plus bas concernent des produits orientés e-réputation alors que les solutions les plus onéreuses sont en mesure de remonter des informations nichées dans des bases de données. Et, sans surprise, les fonctions les plus avancées (catégorisation automatique, analyse de tonalité...) ont un coût de développement qui est répercuté sur le prix final de la solution.

    >>> Téléchargez le tableau comparatif des logiciels de veille <<<

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    Au sommaire

    - Les RSE : besoins collectifs pour usages (très) personnels
    - Sharepoint et ses applications métier
    - Le B.A.-BA du HTML
    - Des logiciels de veille à tous les prix​​​

    DOSSIER Big data : j'y vais ?

    Si, dans les entreprises, les données s'accumulent, des stratégies big data ne s'y sont pas pour autant généralisées. Les interrogations que le big data suscite sont nouvelles, comme les modèles de développement économiques, les outils ou les compétences.

    Et aussi :
    - Des logiciels de veille à tous les prix
    - Sourcer les images d’enregistrement
    - Invalidation du Safe Harbor : et après ?
    - Favoris : les réseaux sociaux de lecture​
    - Camille Causse : freelance et blogueuse au pays des archives​
    - Catherine Thomas-Anterion : « Nous perdons notre mémoire depuis l’invention de l’écriture et des bibliothèques ! »​
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