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Dépendances extra-européennes : la France poursuit ses efforts en matière de souveraineté numérique

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    L'État mise de plus en plus sur des solutions numériques souveraines pour sortir de sa dépendance extra-européennes. (Mark Mainka/Freepik)
  • Lors d’un séminaire interministériel organisé le 8 avril dernier par la Dinum, le gouvernement a confirmé des mesures concrètes et un plan d’action pour accélérer sa souveraineté numérique.

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    À l’occasion d’un séminaire interministériel organisé par la Dinum, avec la direction générale des entreprises, l’ANSSI et la direction des achats de l’État, le gouvernement a réaffirmé sa volonté de s’ancrer dans une démarche de souveraineté numérique. Parmi les annonces concrètes, la Dinum a confirmé sa transition pour sortir de Windows vers des postes sous système d’exploitation Linux. Dans la même dynamique, la Cnam a récemment annoncé la migration de ses 80 000 agents vers les outils Tchap, Visio et FranceTransfert. Enfin, le mois précédent, le gouvernement avait aussi annoncé la migration de la plateforme des données de santé vers une solution souveraine de confiance, prévue d’ici fin 2026.

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    "La souveraineté numérique n’est pas une option, c’est une nécessité stratégique. L’Europe doit se doter des moyens de ses ambitions, et la France montre l’exemple en accélérant la bascule vers des solutions souveraines, interopérables et durables", explique Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’intelligence artificielle et du Numérique, lors du séminaire. "En réduisant nos dépendances à des solutions extra-européennes, l’État envoie un message clair : celui d’une puissance publique qui reprend la main sur ses choix technologiques au service de sa souveraineté numérique."

    Ce séminaire, organisé le 8 avril 2026, a permis de déterminer une nouvelle méthode pour sortir des dépendances à travers des "coalitions inédites" associant les ministères, les grands opérateurs publics et des acteurs privés. "Cette démarche vise à fédérer les énergies publiques et privées autour de projets précis, en s’appuyant notamment sur les communs numériques et les standards d’interopérabilité (initiatives Open-Interop, OpenBuro)", détaille la Dinum.

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    Pour la suite, la Direction interministérielle du numérique a pour mission de coordonner un plan interministériel de réduction des dépendances extra-européennes, et chaque ministère (opérateurs inclus) devra formaliser un plan avec pour axes : le poste de travail, les outils collaboratifs, les antivirus, l’intelligence artificielle, les bases de données, la virtualisation ou encore les équipements réseaux. "Ces plans d’action permettront de donner de la visibilité quant aux besoins de l’État à la filière industrielle du numérique, qui dispose d’atouts majeurs qu’il convient de valoriser par la commande publique."

    Les premières rencontres industrielles du numérique, organisées par la Dinum en juin 2026 prochain, seront l’occasion de formaliser une "alliance public-privé pour la souveraineté européenne".

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