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SNCF : l'open data est sur de bons rails

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    L'esplanade de la gare Saint-Lazare en 1951 (www.sncf.com/fr/transparence/open-archives)
  • Sommaire :

    La SNCF a largement investi les territoires de l'open data avec le lancement de deux plateformes dédiées. Les archivistes de la société ferroviaire ont contribué à leur développement au côté des informaticiens et des juristes.

    sncf-open-dataTrafic des trains en temps réel, itinéraires, recensement des incidents, objets trouvés, archives... La SNCF a décidé de jouer la transparence et fait le choix de l'open data. Une façon de tordre le cou à une vieille croyance selon laquelle les trains arrivent toujours en retard : au contraire, les données montrent que 9 trains sur 10 arrivent à l'heure !

    Il faut remonter à 2014 pour trouver les premiers jalons opérationnels de l'open data de la SNCF. À l'époque, 15 jeux de données étaient mis à disposition des internautes et des développeurs. Trois ans plus tard, la plateforme Data.sncf.com propose 88 jeux de données, soit plusieurs centaines de milliers d'enregistrements. « Nous avons fait le choix de l'open data dès 2014 et cela nous a permis de prendre de l'avance, souligne Guillaume Leborgne, directeur du programme Transparence et open data de la SNCF ; le comité de pilotage que nous avons mis en place a rassemblé les différents métiers impliqués dans le projet : informaticiens, juristes, archivistes... L'enjeu consistait à faire travailler ensemble ces profils professionnels différents et les archivistes y ont trouvé toute leur place, car la SNCF a une très forte culture du document ».

    Contact permanent avec les archivistes

    Les archivistes ont naturellement trouvé leur place dans ce programme open data : « En tant que gestionnaires de l'information, les archivistes ont un rôle clé dans la mise en avant des données, estime Agnès d'Angio-Barros directrice du Sardo, le service archives documentation de la SNCF ; les pilotes du projet Transparence sont en contact permanent avec les archivistes, essentiellement grâce à deux sujets : la connaissance des fonds d'archives et la connaissance du droit des archives (communicabilité, droit d'auteur, etc.) ».

    Le fonds d'archives de la compagnie ferroviaire est particulièrement riche. Outre le corpus documentaire lié à l'exploitation quotidienne de la SNCF, il se compose d'un important patrimoine iconographique : 500 000 photographies (noir et blanc et couleur), 5 500 films (cinéma et vidéo) et un millier de sons ferroviaires. 

    Comment valoriser un tel fonds ? La SNCF a lancé au mois de septembre 2016 une plateforme open archives qui rassemble à ce jour environ 1 500 documents : des photographies et des films bien sûr, mais aussi des plans de gare et de la documentation technique historique qui a servi au développement du TGV. Le tout est accessible via une élégante interface qui offre plusieurs modes de recherche (mot-clé, type de support, frise chronologique...). « La volonté de mise en avant de certains sujets par la direction de la communication et la présence ou non de documents les illustrant se confrontent, se débattent, puis s'accordent pour donner naissance à des dossiers thématiques riches et bien présentés », précise Agnès d'Angio-Barros. 

    Gagner en visibilité

    Pour Guillaume Leborgne, « la procédure mise en place répond aux missions des différents métiers impliqués dans l'open data et tient compte de leurs contraintes spécifiques. Tout le monde travaille sur les mêmes fichiers et nous avons sensibilisé les archivistes aux enjeux de l'open data : cela valorise leur travail ». Un constat partagé par les archivistes eux-mêmes : « Nous gagnons en visibilité par ce projet valorisant. Open archives est aussi une vitrine derrière laquelle se cache un travail sérieux et réglementairement bien appuyé », estime Agnès d'Angio-Barros.

    Le chantier open data de la SNCF ne fait que commencer. Un principe directeur a été posé : envisager l'ouverture des données devient la norme et la confidentialité est l'exception.

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    archimag-303
    Les données ouvertes sont un fait. Des données à qualifier, conserver, communiquer : typiquement du travail pour les archivistes ! Pourtant l’implication de ces professionnels dans les projets open data n’a encore rien d’évident.
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