Laurence Engel : " la BnF mène la bataille du référencement sur le web"

Le 01/11/2017 (Mis à jour le 06/11/2017) - Par Bruno Texier
« il faut faire connaître le rôle des bibliothèques dans cette économie mondiale des savoirs » Laurence Engel / (David-Paul Carr)

Laurence Engel est présidente de la Bibliothèque nationale de France. Nommée à la tête de l'institution au mois d'avril 2016, elle présente ici les principaux chantiers de la BnF, notamment sa volonté d'accroître sa visibilité sur le web.

Au mois de novembre prochain, la BnF organisera son deuxième hackathon : quels sont les objectifs de cet événement ?

Ils sont larges : donner à voir et partager tout ce que la BnF peut apporter dans notre monde façonné à l’ère numérique, nourri d’un discours sur la circulation et la réutilisation des données ! Et ce, à partir de nos collections, qui sont sublimes !

Il s'agit d'illustrer l'un des aspects les plus importants de la vie de la bibliothèque : l'organisation et la mise à disposition des savoirs. Aujourd'hui, les outils qui permettent de mettre nos collections à portée du public sont, pas seulement, mais très largement, numériques, et ils sont de premier niveau : la BnF doit le faire savoir et démocratiser ces outils.

Le hackhaton en est l’occasion. Il va révéler cette part de la bibliothèque. La première édition l'an dernier avait attiré de nombreux experts qui ont l'habitude de participer à ce type de manifestation. Ils ont apprécié de travailler sur des jeux de données de qualité, en compagnie des spécialistes de la BnF qui sont restés auprès d'eux pendant 24 heures.

Cette deuxième édition sera-t-elle différente ?

Elle se déroulera les 25 et 26 novembre prochains et, autour du thème de la musique, s’adressera cette fois non seulement aux personnes capables de développer des applications, mais, plus largement, à tout le monde. Ce sera une occasion populaire de « parler numérique » et de jouer avec... 

Jusqu’où la fièvre des données de santé va-t-elle monter ? Les géants du net et de l’intelligence artificielle manifestent une véritable boulimie à leur égard, tandis que de plus en plus de particuliers en recueillent et en diffusent quotidiennement. Mais avec quelle protection ? Il convient de s’interroger sur le statut des données de santé. En France, le Système national des données de santé offre un cadre et l’hébergement des données de santé est régulé. Du côté des établissements, les Groupements hospitaliers de territoire sont en mouvement. La mutualisation de leurs systèmes d’information touche bien sûr les données des patients. Pas question qu’il y ait une hémorragie.
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