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Déjà 450 To de données confiées au SNDS

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    Instauré le 1er avril 2017, le Système national des données de santé regroupe les principales bases de données de santé publique existant en France. Tandis qu'il monte en puissance, les demandes d'accès se multiplient.

    Le Système national des données de santé (SNDS) est né de la loi du 26 janvier 2016 sur la modernisation de notre système de santé. Il réunit en une seule plateforme plusieurs bases de données jusque-là dispersées.

    Ce sont donc les données de l’Assurance maladie (base Sniiram), des hôpitaux (base PMSI), les données relatives au handicap (MDPH, données de la CNSA), mais aussi toutes les causes médicales de décès qui y sont ou y seront très prochainement disponibles. Soit en tout près de 450 téraoctets de données localisées dans un serveur en France.

    Ces informations sur la santé des Français sont mises à la disposition de « toute personne ou structure, publique ou privée, à but lucratif ou non lucratif ». L'objectif principal du SNDS est ainsi de « favoriser les études, recherches ou évaluations présentant un caractère d'intérêt public ». In fine, la plateforme entend contribuer à la... 

    mise en oeuvre des politiques de santé, à la connaissance des dépenses de santé, mais aussi à l’innovation dans les domaines de la santé et de la prise en charge médico-sociale. Une chaîne d’acteurs Le SNDS est géré par la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS). C’est....

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    Jusqu’où la fièvre des données de santé va-t-elle monter ? Les géants du net et de l’intelligence artificielle manifestent une véritable boulimie à leur égard, tandis que de plus en plus de particuliers en recueillent et en diffusent quotidiennement. Mais avec quelle protection ? Il convient de s’interroger sur le statut des données de santé. En France, le Système national des données de santé offre un cadre et l’hébergement des données de santé est régulé. Du côté des établissements, les Groupements hospitaliers de territoire sont en mouvement. La mutualisation de leurs systèmes d’information touche bien sûr les données des patients. Pas question qu’il y ait une hémorragie.
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