A l'issue de six mois de travaux, le rapport parlementaire sur l'audiovisuel public a livré 70 recommandations. L'une d'entre elles préconise la fusion de la Bibliothèque nationale de France et de l'Institut national de l'audiovisuel. Passée sous les radars, la recommandation n° 54 propose de confier conjointement à l'Inspection générale des finances et à l'Inspection générale des affaires culturelles "une mission de préfiguration de la fusion de l'Institut national de l'audiovisuel et de la Bibliothèque nationale de France, chargée de chiffrer précisément les économies nettes réalisables, les coûts de transition et le calendrier opérationnel de rapprochement."
Selon les estimations du rapporteur Charles Alloncle, cette fusion serait susceptible de dégager une économie annuelle d'environ dix millions par an.
Une mise sous coupe réglée
La recommandation n° 54 se base des travaux de la Cour des comptes : "l’Ina partage avec la BnF une prérogative, celle du « dépôt légal de la radio et de la télévision, désormais élargi au web. La BnF bénéficiant d’un financement annuel de l’État de l’ordre de 248 millions d’euros en 2026 et l’INA de 103 millions d’euros en 2026, il semble possible à votre rapporteur d’économiser, en prenant en compte l’hypothèse la plus basse, un dixième du budget de l’INA en les fusionnant afin d’optimiser la gestion d’archives dans le contexte d’un fort virage numérique, soit 10,3 millions d’euros."
Hostile à cette proposition, le groupe Ecologiste et radical de l'Assemblée nationale estime que "la fusion de l’Ina et de la BnF vise à mettre sous coupe réglée deux institutions pourtant garantes de la mémoire de notre pays sans expliquer comment cette fusion servirait l'une ou l'autre de ces missions."
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ILLUST : (Assemblée nationale)










