Publicité

Les services de renseignement allemands choisissent le spécialiste français de la donnée ChapsVision

  • office_allemand.jpg

    services-renseignement-allemands-choisissent-specialiste-francais-donnee-Chapsvision
    Le siège de l'Office fédéral de protection de la Constitution à Cologne (Bundesamt für Verfassungsschutz)
  • L'Office fédéral de protection de la Constitution a retenu l'éditeur français pour le traitement de ses données les plus sensibles. Une décision qui tranche avec celle de la DGSI qui a récemment renouvelé son contrat avec le nord-américain Palantir.

    Selon le quotidien Süddeutsche Zeitung, les services de renseignement intérieur allemand ont finalement retenu l'éditeur français ChapsVision pour le traitement de leurs données les plus sensibles. Le choix du Bundesamt für Verfassungsschutz (Office fédéral de protection de la Constitution) s'est porté sur la solution ArgonOS. Cet outil permet notamment d'automatiser l'extraction d’informations à partir de documents, images et médias. ChapsVision met également en avant des capacités d'investigation "pour révéler des tendances ou schémas dissimulés".

    La décision allemande est d'autant plus surprenante que le pays était jusqu'ici très dépendant de logiciels nord-américains. Le gouvernement allemand a manifestement fait un choix stratégique : réduire sa dépendance technologique vis-à-vis des États-Unis, en particulier pour ses infrastructures critiques et ses services de sécurité. Ce qu'a bien compris ChapsVision en proposant une solution qui peut être déployée de manière totalement isolée du réseau internet public. Autre argument qui a joué en faveur de l'éditeur français : "aucun besoin de dépendances externes" alors que son concurrent nord-américain Palantir est réputé pour imposer une maintenance intensive auprès de ses clients.

    Souveraineté numérique appliquée au domaine régalien

    Le choix du Bundesamt für Verfassungsschutz prend également une saveur particulière. Au mois de décembre dernier, son homologue français, la DGSI, avait décidé de renouveler son contrat avec Palantir. Alors que le thème de la souveraineté numérique appliquée au domaine régalien est devenu central, le choix de la DGSI avait provoqué une levée de boucliers parmi les éditeurs français.

    Fondée en 2019 par Olivier Dellenbach, ChapsVision s'est développé très rapidement en procédant à plusieurs dizaines d'acquisitions dans les domaines de la traduction automatique (Systran), de la veille (Geotrend), de l'Osint (Owlint), et du traitement du langage (Qwam Content Intelligence). A ce jour, la société compte près de 1 000 collaborateurs, et revendique plus de 2 000 clients grands comptes et organisations gouvernementales répartis dans plus de 40 pays.

     

    À lire sur Archimag
    Publicité

    Serda Formation Veille 2026