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45 % des Français déclarent abandonner parfois une transaction lorsque le processus de vérification d’identité leur paraît trop complexe ou prend trop de temps. Et seuls 11 % considèrent que les dispositifs actuels sont satisfaisants et ne nécessitent aucune amélioration. C’est ce que révèle le dernier rapport "La fracture de l’identité numérique" d’IDnow.
Alors que le déploiement du portefeuille numérique européen (EUDI Wallet) et de ses promesses approche, la question du gain de temps n’est pas le premier critère d’utilisation cité par les Français. Ainsi, pour 39 % des répondants, une meilleure protection contre la fraude et un renforcement de la sécurité figurent en tête des bénéfices attendus. Le contrôle sur les données partagées arrive en deuxième position, cité par 31 % des personnes interrogées, devant une plus grande transparence sur leur utilisation (26 %). Des démarches plus rapides et plus simples ne sont mentionnées que par 21 % des répondants.
Selon le rapport, la notion de sécurité peut même conduire les utilisateurs à accepter plus de contraintes : 53 % préféreraient des contrôles d’identité supplémentaires s’ils permettaient d’améliorer la sécurité, même si ceux-ci rallongent les démarches.
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Une divulgation sélective plébiscité
La question de la maîtrise des informations partagées représente aussi un enjeu de taille dans l’adoption de l’EUDI Wallet. 62 % des répondants estiment que la "divulgation sélective" (possibilité de choisir l’information à partager) est un critère d’adhésion à ce nouveau portefeuille européen.
Concernant le fonctionnement du wallet au quotidien, le rapport révèle deux inquiétudes principales. 73 % des personnes interrogées craignent que les différents services, systèmes ou applications ne soient pas suffisamment compatibles entre eux. Ils sont également 70 % à redouter une technologie trop complexe ou pas assez fiable pour pouvoir être facilement utilisée par tous.
Enfin, l’enquête met en lumière la petite avance de la France dans l’utilisation des dispositifs d’identité numérique tels que FranceConnect. 46 % des répondants déclarent utiliser ce type de service contre 24 % en Allemagne.










