À moins de six mois du lancement du portefeuille européen d'identité numérique, une majorité de Français ignore tout du futur wallet qui devrait leur être proposé d'ici la fin de l'année 2026. Selon une enquête IDnow, 54 % des Français déclarent ne jamais en avoir entendu parler contre 28 % qui en connaissent l'existence sans savoir précisément de quoi il s'agit.
Cette méconnaissance est-elle en mesure de freiner le recours au portefeuille européen d'identité numérique ? Son adoption "reposera non seulement sur le niveau de connaissance qu'en auront les Français, mais aussi sur une utilisation simple, fluide et fiable au quotidien" estiment les auteurs de l'étude. Ce qui à ce jour n'est pas acquis. Près des trois-quarts des Français (73 %) craignent en effet que les différents systèmes et services ne soient pas pleinement interopérables. Une proportion quasiment équivalente (70 %) redoute une technologie trop complexe ou insuffisamment fiable. "Pour favoriser son adoption, le portefeuille européen d'identité numérique devra être présenté de manière claire et compréhensible, tout en démontrant concrètement son utilité au quotidien" explique l'enquête IDnow.
Règlement européen eIDAS 2
En revanche, parmi les répondants qui connaissent l'existence du futur wallet européen, 76 % se disent confiants dans sa capacité à être déployé de manière sécurisée et simple à utiliser.
Prévu par le règlement européen eIDAS 2, le portefeuille européen d'identité numérique permettra de s’authentifier, de conserver divers documents (billet de train, diplôme universitaire…), de fournir une copie de références à un employeur potentiel, et d'apposer une signature électronique juridiquement contraignante.
Etude réalisée au mois de juin 2026 auprès de 1 000 personnes en France.










