Quel sort réserver au roman C'était ça ou mourir dont l'auteur, Thelyson Orelien, est accusé de l'avoir écrit avec l'aide de l'IA générative ? Pour les bibliothécaires, la question se pose au moment où le recours à l'IA est devenu incontrôlable : "Si l’usage de l’IA est avéré, le livre devient justement un exemple concret à mettre en regard de documentaires sur l’IA, l’écriture générative et leurs dérives" estime un bibliothécaire.
Une position attentiste qui semble dominer si l'on en croit les dizaines de messages postés sur le groupe Facebook "Professionnels des bibliothèques". Mais une bibliothécaire pose la question essentielle de cette polémique et s'interroge sur la fiabilité des détecteurs d'IA : "Apparemment, l'IA considère que certains textes de Victor Hugo sont écrits par IA car il y a un rythme ternaire. A partir de ce moment-là, honnêtement, j'aurais plutôt envie de soutenir un auteur pris dans une tourmente peu justifiée a mes yeux."
"Les preuves des plagiats me dérangent profondément"
Une autre bibliothécaire élargit la question de l'authenticité de l'œuvre aux ouvrages écrits par un prête-plume et revendiqués par une personnalité connue : "On s’est déjà posé la question pour tous les bouquins qui n’ont clairement jamais été écrits par l'auteur qui est sur la couverture ? Tous les écrivains et écrivaines de l'ombre qui pondent des soit disant autobiographies pour des célébrités"... A sa façon, une autre professionnelle estime que le maintien de l'ouvrage contesté présente un avantage : "On permet au plus grand nombre de se faire une idée".
En revanche, les accusations de plagiat visant Thelyson Orelien passent mal. Exemples à l'appui, la presse québécoise, a publié de multiples emprunts que l'auteur a réalisés pour écrire certaines de ses chroniques dans la presse. Les preuves des plagiats dont il s'est rendu coupable par le passé (et trouvables en quelques clics) me dérangent profondément. Bien plus que la polémique autour de l'IA" déplore un bibliothécaire.










