Archimag : Où en sont les TPE vis-à-vis de la dématérialisation de leur contenu ?
Jérôme Mendelia. En termes d’échanges dématérialisés, on est parvenu au stade de la maturité. Dans ce cadre, les TPE peuvent et doivent en profiter. Elles ont pour elles une grande agilité, c’est-à-dire une notable capacité pour le dirigeant d’influer directement sur son mode d’organisation.
D’autre part, l’avènement du webi, du XMLi, des téléprocédures et autres ont amené les TPE à disposer d’un équipement de base : un PC, un accès interneti et un outil, périphérique de type imprimante multifonction, intégrant une application de scanner et une de fax. Ce ne sont pas là des outils industriels, mais le volume en jeu dans les très petites entreprises ne l’est pas non plus. Sous l’angle des moyens financiers, l’entrée dans le monde numérique n’est pas onéreuse pour elles, c’est plutôt sa coexistence avec un mode d’échanges matériels sur papier qui engendre des coûts. En effet, la gestion de cette période hybride implique des dépenses liées à la réorganisation desprocessus.
Quoi qu’il en soit – et l’utilisation du terme virtuel, qui fait peur, plutôt que de celui d’immatériel, le prouve – le point de blocage se situe au niveau des mentalités.