billet d'humeur : Deus ex machina

Guillaume Nuttin Par Guillaume Nuttin,
rédacteur archimag.
06/09/2011
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Dans les derniers jours d'avril 2011 s'est joué un drame désormais silencieux pour nostalgiques de l'âge d'or de la presse et autres passionnés des technologies mécaniques.
Fini le cliquetis galopant et rythmé des touches grâce auxquelles des générations de doigts se sont musclés, la machine à écrire cesse d'être produite.

Mais reconnaissons-le, si elle vient de la rendre, elle l'avait perdu depuis un moment, son âme, s'éloignant depuis bien longtemps de la silhouette légendaire de la Remington. Electrique depuis presque un siècle, portative puis munie d'un écran, chacun de ses progrès la rapprochait de son foussoyeur, le logiciel bureautique. Et la machine à boule, supprimant tout bruit et permettant de changer de police en quelques secondes, en est le parachèvement...signé IBM !

Il n'empêche, ce bon vieil appareil s'est inscrit dans l'humanité. Autorisant la contribution dactylographique de tout un chacun, ne fût-elle pas à l'imprimerie ce que le web 2.0 est à Internet ? La voilà pourtant qui fait ses définitifs Quatre-cent coups...dans lequel Antoine Doisnel serait bien moins cinématographique en crackeur d'une suite Microsoft Office. Allez, ne sortons pas les mouchoirs, la vie n'en est pas à son premier retour-chariot !
 

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