le salon i-Expo, organisé les 28 et 29 mai derniers à Paris, aconsacré pas moins de trois conférences au knowledge managementi (KM). Un choix judicieux, si l’on en croit le succès rencontré par ces ateliers : des salles remplies et un public attentif pour une discipline devenue incontournable. Incontournable mais également critiquée en raison des échecs qui ponctuent parfois la mise en place d’un système de gestion de connaissances. Le président du groupe Polia Consulting, Jean-Yves Prax, ne conteste pas cette idée : « Le KM échoue lorsque l’on privilégie la technologie et les procédures de capitalisation au détriment du facteur humain. Il ne suffit pas de capitaliser des connaissances : il faut aller vers leur réutilisation, sinon cela n’a pas de sens ! Depuis toujours, je prône le facteur humain pour dépasser les échecs ».
confiance et réciprocité
La dimension humaine fut en effet l’impensée de la gestion de connaissances à une époque pas si lointaine. On croyait que le déploiement d’un coûteux progicieli suffisait à l’échange d’informations entre collaborateurs. De beaux jours pour les éditeurs, certes, mais au prix de quelques désillusions du côté des utilisateurs… Selon Jean-Yves Prax, « le travail doit démarrer sur la confiance et la réciprocité entre le manager et les collaborateurs. Sinon, il n’y a pas d’échange. De tout temps, l’homme a eu envie d’apprendre et d’échanger des informations, mais le contexte professionnel n’y est pas toujours favorable. Il est impératif que celui qui partage ses connaissances soit reconnu par ses pairs. Voilà pourquoi je parle de réciprocité ». L’application du principe de réciprocité pourrait être résumée par une formule très simple : si je fais partie d’un groupe de 12 personnes, je donne 1, je reçois 11 !
Google Chrome dépasse Firefox et talonne Internet Explorer