Thomas Kaeb, responsable du développement commercial chez Wacom. (GN)
Wacom, entreprise japonaise créée en 1983 dont le siège européen est situé Outre-Rhin, est tout simplement l'inventeur du stylet numérique. « Mais attention, prévient Thomas Kaeb, responsable du développement commercial, le stylet et l'écran sont basés sur une technologie électro-magnétique. Ce n'est ni du capacitif, ni du résistif comme le sont les écrans tactiles des smartphones».
Cette technologie à part est jusqu'à présent surtout utilisée par les graphistes - Wacom est d'ailleurs présent sur le salon de la photographie, parallèlement à Salons Solutions 2011. Ce stylet et cette tablette (déclinés en quatre produits au sein de la gamme Stu) constituent un périphérique : « Pour faire simple, ils remplacent la souris. D'ailleurs je n'en utilise plus», explique Thomas Kaeb dans un sourire.
Depuis 2007, Wacom se penche sur la dimension de signature numérique que permet son produit. Mais sa valeur légale passe nécessairement par des partenariats avec divers éditeurs de certification électronique : « En couplant la signature dynamique (ce n'est pas une image) réalisée avec le stylet et la tablette à un certificat, on obtient cette valeur probante et légale, indique le responsable commercial. Depuis 2008, de nombreux notaires l'acceptent comme paraphe officiel». Le prochain obstacle à franchir est culturel et réside dans les mentalités car plus de 30000 de ces signets-tablettes sont actuellement utilisés en Espagne.
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