Dès 9h30, la keynote mettra les pieds dans le plat. Dématérialiser ne supprime pas mécaniquement l’impact, le cloud n’est pas “par définition” plus sobre, et empiler des couches cyber peut alourdir le SI sans augmenter la sécurité utile. L’approche proposée par Pierre Fuzeau de Serda Conseil est pragmatique : clarifier la valeur d’usage, calibrer le niveau de protection nécessaire, puis vérifier qu’on sait le prouver chiffres à l’appui. Une mise en perspective qui permet de replacer le numérique responsable dans la réalité des décisions.
10h00 : Sortir d’Excel pour reprendre le contrôle sur les données ESG
Quand l’ESG/RSE repose sur des tableurs, la donnée devient vite fragile. Les versions divergent, les contrôles se répètent, et l’audit se transforme en épreuve. Vincent Canu, chez osapiens, expliquera comment structurer la collecte, la validation et la traçabilité pour produire des informations plus solides et réellement utilisables. Le fil conducteur est toujours le même : passer du reporting basique à un pilotage qui sert la performance, la conformité et la crédibilité de l’entreprise.
10h30 : “Zéro Vrac” pour assainir les contenus et réduire le gaspillage numérique
Le vrac numérique est un coût caché. Il pèse sur le stockage, complique la recherche, augmente la surface d’attaque et pollue les projets d’IA avec des données inutiles ou sensibles. Spark Archives détaillera une démarche progressive pour diagnostiquer, trier, qualifier et sécuriser, puis archiver ce qui doit l’être. L’intérêt est d’avancer de manière pragmatique, en ciblant d’abord les gisements les plus évidents et les risques les plus critiques.
11h00 : Mesurer l’impact d’un service numérique à grande échelle
On ne pilote pas un service avec des données et des chiffres approximatifs. Guillaume Vola, consultant indépendant, présentera une approche fondée sur les données d’usage, illustrée par un cas de service public à forte audience. Relier l’impact à l’activité permet d’identifier les postes qui comptent, d’éviter les approximations et de prioriser des actions efficaces.
11h30 : Cybersécurité et durabilité, comment protéger sans polluer ?
La cybersécurité est souvent traitée comme “hors sujet” dans le numérique responsable, alors qu’elle génère des impacts et de la complexité. Agnès Comte de la Banque de France apportera une lecture terrain des compromis à gérer, des volumes de logs aux infrastructures de détection, jusqu’aux modèles d'IA. L’enjeu est d’éviter l’empilement d’outils et de contrôles, au profit d’architectures et de pratiques plus sobres, sans renoncer à la maîtrise du risque.
12h00 : IA et impact carbone, comprendre, comparer, arbitrer
Dernier temps fort, une session consacrée à l’IA et à la question qui cristallise les débats : que consomme réellement un usage IA, et comment le comparer à une alternative. Simon Zilinskas du Ministère de la Culture nous présentera ComparIA, un outil permettant de rendre visibles les choix en matière de LLM. L’objectif n’est pas de condamner l’IA, mais de décider où elle est justifiée, comment la cadrer et comment éviter les déploiements “par défaut”.
Le numérique responsable commence là : quand on mesure, qu’on tranche, et qu’on sait expliquer pourquoi.
Rejoignez-nous demain de 9h30 à 12h30. Rappel : l'inscription vous permet d'assister à toutes les sessions de la matinée.











