Sur les 149 agréments délivrés à ce jour par la DGFiP, seules 17 plateformes agréées (PA) fonctionnent réellement sur le pilote. Et les échanges restent anémiques : à peine plus de 1 000 factures ont circulé depuis le lancement. La raison principale ? Les grands groupes ne sont pas encore opérationnels.
« Les grandes entreprises ont souvent plusieurs logiciels de gestion et de comptabilité. Elles doivent connecter différents produits au système, harmoniser leurs bases de données. C’est une complexité réelle, et elles sont encore en phase de développement», explique Nicolas Rossato, Responsable de la facture électronique chez Sage.
Les TPE constituent donc l’essentiel des acteurs présents sur le pilote, non par choix stratégique, mais parce qu’elles ont pu s’adapter plus vite. Ce déséquilibre fragilise la représentativité du réseau et rend difficile la validation des flux les plus critiques.
À cela s’ajoute la cacophonie des discours commerciaux, au détriment d’une communication institutionnelle cohérente. L’État a largement laissé la main aux plateformes agréées pour évangéliser le marché. Conséquence : une communication plus concurrentielle que coopérative. « Le gouvernement aurait dû communiquer beaucoup plus tôt, via des médias grand public. Beaucoup d’entreprises ne savent toujours pas ce qui les attend », ajoute Nicolas Rossato. « Celles-ci se tournent donc directement vers les experts-comptables, qui doivent composer avec un écosystème à multiples PA. »
Les leçons de la Belgique, de l’Italie, et l’urgence d’agir
Les pays qui ont déjà franchi ce cap ne laissent pas de place à l’optimisme. En Belgique, 85 % des entreprises ont été embarqués dans la précipitation en décembre dernier, souvent pendant les fêtes. Bilan du premier mois : seules 10 % des factures ont été traitées correctement, générant des doubles circuits, des retards de paiement et des tensions de trésorerie.
L’Italie, de son côté, a mis un an à stabiliser sa réforme.
« En France, c’est parti pour être du même acabit. Et la réforme française est encore plus complexe. Elle intègre simultanément l’e-invoicing et l’e-reporting, avec des cas d’usage multiples. C’est un chantier d’une ampleur inédite », prévient Nicolas Rossato.
Face à cette réalité, Sage a construit une réponse différenciante. L’entreprise est à la fois éditeur de logiciels de gestion et de comptabilité et plateforme agréée autonome. Les clients Sage accèdent à la conformité sans surcoût, directement intégrée dans leur abonnement. La PA de Sage peut fonctionner indépendamment du nlogiciel Sage ou non Sage utilisé. Elle dispose, en effet, des API conformes aux normes AFNOR en vigueur et permet de connecter des environnements hétérogènes. L’Institut Curie illustre bien cette trajectoire. Initialement orienté vers une solution de dématérialisation tierce, l’établissement a finalement adopté la PA de Sage après avoir réalisé que la solution concurrente imposait l’installation d’un écosystème complet. « La PA de Sage s’inscrit dans une trajectoire d’automatisation progressive : d’abord la conformité, ensuite la connexion des logiciels, puis l’archivage et le rapprochement intelligent via l’IA », détaille Nicolas Rossato.
Le message est simple : rejoindre le pilote maintenant, sans attendre septembre. L’entrée est sans surcoût. Les intégrateurs partenaires accompagnent la mise en situation de test. Chaque semaine gagnée sur le calendrier est une semaine de moins à gérer dans l’urgence. « Plus l’engagement est précoce, plus la transition sera fluide. Ceux qui attendent septembre devront peut-être annuler leurs congés », conclut Nicolas Rossato.
Car la réforme aura lieu, avec ou sans les retardataires. Et des amendes sont prévues.

Contact
Sage
Nicolas Rossato
Responsable de la facture électronique
nicolas.rossato@sage.com
Tél. : 01 70 73 16 00
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