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Procès Barbie : les archives de Jacques Vergès ne seront pas vendues

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    Jacques Vergès au théâtre de la Madeleine à Paris en 2008 à l'occasion d'une représentation de Serial plaideur, une pièce dont il était l'auteur et l'acteur. (Flickr/{{{1}}})
  • Le secret professionnel fut invoqué afin d'obtenir le retrait de la vente des archives de l'avocat.

    Les archives de Jacques Vergès datant de 1987 et relatives à l'historique procès de l'ancien chef de la gestapo de Lyon Klaus Barbie, dont il était l'avocat, aurait dû constituer le lot N°1 d'une vente aux enchères prévue à Drouot ce lundi 23 juin. Pourtant, le barreau de Paris a réclamé et obtenu le retrait de la vente de ces 226 feuillets, contenant les notes manuscrites ainsi que la plaidoirie de l'avocat, au nom du "secret professionnel". Des documents dont la valeur était estimée entre 5 000 et 10 000 euros.

    Déontologie

    "J'ai agi au nom de l'ordre des avocats de Paris et à la demande du bâtonnier en vertu du respect du secret professionnel car toutes les archives de Jacques Vergès sont couvertes par ce secret et le procès Barbie concerne un crime contre l'humanité imprescriptible, a expliqué à l'AFP maître Emmanuel Pierrat, membre du conseil de l'ordre et conservateur du musée du barreau ; rien ne doit sortir sur le marché, rien ne doit être rendu public. Nous avons une sorte de rôle moral, nous sommes la vigie des règles déontologiques pour tous les avocats décédés qui étaient membres du barreau de Paris", a-t-il ajouté.

    Quel avenir pour les archives des avocats ?

    Mais qu'advient-il généralement de telles archives ? Il est courant que le musée du barreau de Paris fasse la demande à de grands avocats de lui confier leurs archives ayant une dimension historique exceptionnelle. Par exemple, les archives de maître Jacques Isorni, lequel avait notamment défendu le maréchal Pétain, s'y trouvent. Le barreau de Paris avait d'ailleurs déjà récupéré les archives professionnelles de Jacques Vergès en août dernier, peu de temps après son décès et suite à la liquidation judiciaire de son cabinet (la famille ayant renoncé à la succession dans la mesure où celui-ci était très endetté). Il fut très surpris d'apprendre que des notes manuscrites étaient encore en circulation et sur le point d'être vendues. La détentrice des documents, qui aurait travaillé au cabinet de Jacques Vergès il y a une trentaine d'années, affirme que l'avocat lui aurait fait cadeau de ses notes.

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