Publicité

Agnès Saal explose le compteur des taxis, Fleur Pellerin met le frein à main

  • a saal.jpeg

    Agnès Saal a pris ses fonctions de présidente de l'Ina le 12 mai dernier (photo BnF)
  • 222 222 tickets de métro, 400 allers-retours entre Paris et Londres ou encore 30 800 kilomètres et 1 135 heures de course au tarif moyen de la société G7...

    C'est ce qui pourrait être acheté avec les 41 000 euros dépensés en frais de taxi par Agnès Saal, PDG de l'Institut national de l'Audiovisuel (Ina) au cours de ses dix mois de fonction. 

    Dénoncée par une lettre anonyme envoyée le 22 avril dernier aux administrateurs de l'institution publique, Agnès Saal est aujourd'hui tenue de s'expliquer. De son côté, la ministre de la Culture Fleur Pellerin a dès hier "demandé le remboursement intégral" de la somme, rappelant dans un communiqué "son attachement très ferme à l'exemplarité des dirigeants des organismes publics placés sous sa tutelle". 

    6 700 euros de taxi dépensés par son fils

    Le Figaro a révélé le lundi 27 avril les détails de l'exhorbitante note de taxi accumulée par la patronne de l'Ina depuis sa prise de fonction. Des dépenses qu'Agnès Saal ne nie pas, s'étant expliquée le 23 avril dernier auprès du Conseil d'administration de l'Ina : si 7 000 euros sont à mettre sur le compte de l'abonnement pris auprès de la société G7, la confusion semble régner entre l'usage privé et professionnel de la majeure partie des courses. En effet, 7 800 euros auraient été facturés le week-end (dont les trois quarts pour un usage privé, selon elle). Pire, 6 700 euros correspondraient à des courses commandées par son fils, auquel elle avoue avoir confié son code de réservation.

    De la plainte à la démission ?

    Agnès Saal, qui dispose par ailleurs d'une voiture de service avec chauffeur (et gyrophare) afin de se rendre quotidiennement au siège de l'Ina à Bry-sur-Marne (à l'est de Paris), s'est finalement engagée à rembourser une partie des dépenses relevant de ses déplacement personnels.

    Pas de quoi satisfaire Fleur Pellerin, laquelle affirme dans son communiqué avoir "demandé au Contrôle général économique et financier (CGEFI) son analyse et ses recommandations pour les suites qu'il conviendrait éventuellement de donner".  

    De son côté, l'élu socialiste de la mairie d'Avignon (Vaucluse), Amine El Khatmi, a annoncé sur Twitter avoir saisi le procureur de la République de Créteil et porté plainte contre Agnès Saal pour "délit de détournement de fonds publics". Par ailleurs, une pétition publiée sur Change.org réclame la démission de la présidente de l'Ina. A l'heure où nous publions cet article, celle-ci a déjà reçu près de 25 000 signatures.

    À lire sur Archimag
    Le chiffre du jour
    4
    C'est le montant de la levée de fonds réalisée par la start up Affluences.
    Publicité

    banniere-archimag_2.gif

    archives 2020.PNG

    Indispensable

    Bannière BDD.gif