Découvrez L'Archiviste Augmenté, la newsletter thématique gratuite d'Archimag dédiée aux professionnels des archives et du patrimoine !L’histoire commence comme débuterait n’importe quel récit de découverte incroyable. Au printemps dernier, un habitant de la métropole de Tours retrouve dans son grenier plus d’une centaine de faux billets, dont certains fabriqués par Jan Bojarski. Ce dernier, dont l’histoire a été portée à l’écran dans le film "L’Affaire Bojarski", sorti en début d’année, était un ingénieur polonais qui fabriquait des contrefaçons particulièrement réalistes.
Mais la découverte ne se limite pas aux billets. Dans une mallette, plusieurs documents portent le nom du faussaire : des procès-verbaux, des notes confidentielles et des photographies issus d’enquêtes policières et des clichés de l’imprimerie clandestine installée dans une villa de Poigny-la-Forêt.
Le propriétaire de cette découverte fait appel à un expert dans le but de vendre sa précieuse collection. Alors que la vente est prévue au prestigieux Hôtel Drouot à Paris le 18 septembre 2026, celle-ci est annulée deux jours avant. Parce que la trouvaille comporte des documents d’État et d’ordre judiciaire, le ministère de l’Intérieur et les Archives nationales en demandent la restitution.
En effet, l’article L. 212-1 du Code du patrimoine rappelle que "les archives publiques sont imprescriptibles" et que "nul ne peut détenir sans droit ni titre des archives publiques". Le texte prévoit notamment que le propriétaire du document, l’administration des archives ou un service public d’archives compétent peut engager une action en revendication ou en restitution.












