698 directeurs de bibliothèques universitaires et publiques à travers les États-Unis ont répondu à une enquête de l'OCLC (Online Computer Library Center) sur leur usage de l'intelligence artificielle. Résultat : 24 % d'entre eux y recourent tous les jours, 40 % de façon occasionnelle et 36 % rarement ou pas du tout. "L'écart entre ces moyennes est frappant" estiment les auteurs de l'étude ; "Parmi les bibliothèques de recherche, 67 % des directeurs utilisent l'IA quotidiennement. À l'autre bout du spectre, seulement 14 % des directeurs de petites bibliothèques publiques déclarent utiliser l'IA quotidiennement, et 26 % ne l'utilisent pas du tout."
Les résultats de cette enquête donnent également à voir une communauté prudente face à l'IA. Une majorité relative (39 %) se dit autant enthousiaste qu'inquiète lors que 33 % déclarent l'inverse. Aux extrémités du spectre, 13 % se disent plus enthousiastes qu'inquiets et 15 % se déclarent indécis.
Evaluer l'IA sous un angle pratique
Au-delà d'une position de principe, les 698 directeurs de bibliothèques universitaires et publiques évaluent l'IA sous un angle pratique. Les avantages les plus souvent mentionnés sont l'augmentation de l'efficacité et le gain de temps. Pour l'OCR, "les résultats mettent en lumière la manière dont les responsables de bibliothèques gèrent le changement de façon plus générale : prudemment, en accordant une grande importance à l’éthique et en favorisant le dialogue ouvert."
Enquête menée auprès de 698 personnes (sur 5 670 directeurs de bibliothèques universitaires et publiques contactés) aux Etats-Unis entre le 3 et le 12 mars 2026. Soit un taux de réponse de 16 % pour les bibliothèques publiques et de 9 % pour les bibliothèques universitaires et de recherche.









