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TechSolutions 2026 : la facturation électronique avance en ordre dispersé

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    Le salon TechSolutions se tient jusqu'au 15 octobre à la Porte de Versailles à Paris (Archimag)
  • Entrée en vigueur le 1er septembre dernier, la facturation électronique a fait l'objet d'un premier retour d'expérience lors de la première journée du salon TechSolutions 2026.

    A la mi-septembre 2026, 5 millions de factures électroniques avaient déjà été échangées pour un montant de plus de 15 milliards d’euros selon David Amiel. "C'est au-delà de nos attentes, on pensait que ces résultats arriveraient plutôt à la fin du mois d'octobre" se réjouissait alors le ministre des Comptes publics. A la mi-octobre, le salon TechSolutions (ex Salons Solutions) s'est donné pour mission de dresser "le vrai bilan" de la réforme de la facturation électronique.

    "Les entreprises s'y sont prises à la dernière minutes" constate Miren Lafourcade (Simax) ; "42 % d'entre ne disposaient pas de plateforme agréée en septembre dernier. La prise de conscience a été clairement tardive alors que deux milliards de factures sont attendues en 2027. Même certains grands groupes n'étaient pas vraiment prêts à passer à la facturation électronique. Heureusement pour les entreprises, la DGFIP (Direction Générale des Finances Publiques) a annoncé qu'elle ferait preuve de tolérance…"

    Mauvaise qualité des données

    Un constat analogue est posé par Audrey Prudent (Oxalys) : "nos clients ne sont pas tous opérationnels, certains fonctionnent encore en mode projet. Par ailleurs, nous remarquons des problèmes liés à la mauvaise qualité des données comme une mauvaise adresse électronique par exemple ou bien un numéro Siret erroné." Le Système d'Identification du Répertoire des Établissements est un identifiant unique de 14 chiffres attribué par l'INSEE pour identifier chaque établissement géographique d'une entreprise.

    Du côté de l'éditeur Docuware, on constate quelques retards à l'allumage : "il y a en effet des problèmes de portabilité qui font perdre du temps lors des processus documentaires. Des rejets de factures sont également apparus" explique Florent Rogeon. 

    Fichiers structurés

    Certains acteurs de la facturation électronique déplorent par ailleurs des modifications incessantes de l'Afnor et de la DGFIP qui les contraint à adapter leurs solutions en permanence. Autre grief, en l'état la facturation électronique autorise trop facilement le rejet de facture. "Ce refus devrait être clairement motivé, ce ui n'est pas le cas aujourd'hui" regrette un éditeur. 

    Pour autant, tout le monde s'accorde pour estimer que la vraie valeur de la facturation électronique réside dans le raccourcissement du délai de paiement. Un argument auquel se rangent toutes les entreprises. 

    Moins visible et pourtant importante pour les entreprises, la donnée est désormais exploitable grâce aux fichiers structurés qui permettent une automatisation complète des processus. 

     

     

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