En 2025, 34 % de la population de 16 à 74 ans n’utilisent pas Internet ou n’ont pas les notions de base dans au moins l’un des cinq domaines essentiels de l’indicateur européen des compétences numériques : recherche d’information, communication, usage des logiciels, protection de la vie privée et la résolution de problèmes. Sans surprise, les plus âgés et les moins diplômés sont les plus concernés par ce manque de compétences : 17 % des 60-74 ans sont en situation d’illectronisme et 38 % ont des compétences faibles.
Selon l'Insee, "quel que soit l’âge, le niveau de compétences numériques dépend fortement du niveau de diplôme." Ainsi, parmi les 60-74 ans titulaires au plus d’un CAP-BEP, 15 % sont en situation d’illectronisme et 47 % ont des compétences faibles, contre respectivement 2 % et 18 % parmi les titulaires d’un bac+3 ou plus.
Bonne nouvelle, l'incapacité à utiliser les outils numériques est en baisse de quatre points par rapport à une étude similaire menée en 2021 par l'Insee. Toutes personnes confondues, la communication (envoi de courriels, usage des réseaux sociaux…) est maitrisée par 85 % des répondants. La recherche d'information, quant à elle, affiche un taux de 71% devant la résolution de problèmes quotidiens (consultation d'un compte bancaire, recherche d'emploi…) qui est maitrisée par 67 % des personnes interrogées.
Les 16-29 ans recourent en masse à l'IA générative
Autre enseignement de l'Insee, en 2025, 37 % des personnes de 16 à 74 ans ont utilisé l’intelligence artificielle générative au cours des trois mois précédant l'enquête. Parmi elles, trois sur quatre déclarent l’utiliser pour un motif personnel et une sur deux pour un motif professionnel. Là encore, l'âge joue un rôle déterminant : 73 % des 16-29 ans recourent à l'IA, contre 45 % des 30-44 ans et seulement 9 % des 60-74 ans.
L'IA est-elle en mesure d'aider les éloignés du numériques à s'en rapprocher ? On peut en douter selon les auteurs de l'étude : "l'intelligence artificielle générative n’est pas encore mobilisée pour tenter de résoudre des problèmes liés au manque de compétence numérique : son utilisation reste restreinte à une population déjà à l’aise avec les outils numériques, ce qui contribue à augmenter les inégalités".









