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Droit d’auteur : Le Musée des Offices porte plainte contre la maison de couture Jean-Paul Gaultier

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    La collection du couturier français s'inspire de tableaux de grands peintres, dont La Naissance de Venus de Sandro Botticelli.
  • Le Musée des Offices de Florence poursuit la maison Jean-Paul Gaultier en justice pour avoir utilisé dans sa nouvelle collection de vêtements une reproduction de La Naissance de Vénus de Botticelli sans son autorisation.

     

    La galerie des Offices de Florence (Italie), qui abrite le musée du même nom et regorge de l’un des plus grands patrimoines artistiques du monde, entame des poursuites judiciaires contre la maison de couture française Jean-Paul Gaultier pour utilisation d’un tableau du peintre Sandro Botticelli sans autorisation préalable. En effet, le couturier français a lancé en avril dernier une collection nommée “Le Musée” qui reprend des peintures célèbres, dont Les Trois Grâces de Pierre Paul Rubens ou encore La Création d’Adam de Michel-Ange. Néanmoins, c’est l’utilisation de La Naissance de Vénus de Botticelli que le musée florentin reproche au couturier : celle-ci fait l’objet d’une plainte pour non-respect de l’exploitation d’une œuvre dans le domaine public. 

     

    La spécificité du droit d’auteur en Italie

     

    La loi italienne est particulière sur l’utilisation de ses œuvres conservées dans les musées du pays. Bien que les créations d’un artiste soient tombées dans le domaine public, leur exploitation à des fins commerciales ne se fait pas sans contraintes. En effet, le code du patrimoine culturel et du paysage italien précise que ces œuvres sont protégées et que leur utilisation ne peut être possible qu’après “une autorisation spécifique et le paiement d’une redevance”. Des obligations que la maison de couture française n’aurait pas respectées, selon le musée. 

     

    Jean-Paul Gaultier déjà mis en garde

     

    La galerie des Offices affirme avoir contacté Jean-Paul Gaultier dès le mois d'avril, en vain. Après une proposition d’accord commercial ou d’un retrait du marché des vêtements concernés, le musée, resté sans réponse, réclame désormais à la marque des dommages et intérêts pouvant s’élever à hauteur de 100 000 dollars.

    Bien que retirés de la vente, les articles sont toujours visibles sur le site internet de la marque. 

     

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