Trente-sept ans après la chute du régime communiste, la Hongrie s'apprête à publier la liste de près de 60 000 noms d'informateurs impliqués dans la répression des dissidents. Cette décision intervient après la promesse du Premier ministre Péter Magyar, élu le 9 mai dernier, d'ouvrir une partie des archives de la police secrète qui a sévi dans le pays entre 1945 et 1989 : "Nous remboursons maintenant des dettes de trente-six ans".
Cette première liste sera diffusée à partir du 4 novembre et devrait permettre aux historiens de travailler sur de nouvelles sources. Selon le gouvernement de Budapest, il sera possible d'effecteur une recherche par nom de famille, date et lieu de naissance, et nom de la mère. Pour autant, les historiens relativisent la portée de cette publication car une part importante des archives a été détruite lors de l'insurrection de 1956. Avant leur mise en ligne, ces documents n'étaient accessibles qu'aux proches des personnes mentionnées et aux chercheurs.
La publication de ces archives intervient après des initiatives similaires qui ont vu le jour dans l'ex Allemagne de l’Est, la Tchéquie et la Lettonie. Des dossiers détaillés d’environ 9 000 personnes devraient publiés en février après suppression de certaines données sensibles.













